





Je désinfecte avec un petit Miserere d'Allegri, par le Tallis Scholar, puis le "The Choir of New College Oxford", plus lent et respirant.
A faire : Suite de Danses, de Bartok, par Boulez.
Septembre, c'est le mois de

Curieuse photo, non ? D'abord ne pas ne jamais oublier que des milliers de personnes viennent de mourir quelques secondes avant que cette photo soit prise. Puis, remarquer que cette poussière est comme précédée de feuilles de papier blanc A4. Ensuite, voir qu'il y a des gens qui marchent le long de la route, en bas à gauche. Et puis remarquer le soleil sur le parking, et sur la fumée, à gauche : c'était une belle matinée. Et puis, il y a quelqu'un, sur le toit de la maison verte. Que fait-il là ?

Boards of Canada - everything you do is a balloon, instrumental tranquille, animé par je ne sais quoi, un climat. Royksopp - Remind Me (Remix) me fait danser les neurones (et les pieds, tralala), c'est bon comme un Chamallow. Weeping Willow, puis je dors...
Celui qui a l'idée d'écrire un roman par prolifération. Par le milieu. Paperolles de Proust, facilitées par l'ordinateur.
Pauvres frères humains, qui tous prennent leur ouature pour aller chercher du pain à deux rues d'ici, et qui dans dix ans mourront par millions (la malaria partout, le Gulf Stream qui s'efface, tempêtes monstres, incendies, criquets et ouragans bibliques) en pleurant... alors que ce sera de leur faute. Comme dans les films, un vieux professeur agite l'index : je vous l'avais bien dit. On l'enverra au diable...
Music : The Godfather Waltz, une triste, de valse...

J'ai retrouvé la photo de JM qui était sur le mur, le mois dernier :-)
Si vous avez des supérieurs, au boulot, ils sont probablement, comme on sait, incompétents. Voilà. Donc, logiquement, si des décisions doivent être prises, vous pouvez effectuer, de façon assez simple, ce raisonnement : faites la liste des décisions possibles, en les classant hiérarchiquement, c'est à dire de la plus mauvaise décision à la meilleure décision possible. Ensuite, attendez. Et voici : la décision prise par votre supérieur sera la plus mauvaise décision. Il est utile de faire ce genre de raisonnement, parce que cela permet de se préparer. Se voir imposer une mauvaise décision est toujours un choc. De plus, se révolter frontalement est (totalement) inutile. En annexe, on peut affirmer que, dans la plupart des cas, la décision qu'on vous imposera sera PIRE que celle que vous aviez imaginée - en bas de votre liste. La capacité de nuisance d'un chef est redoutable. Allez donc boire un coup.
Etape suivante. Un an après la mauvaise décision, suivie du défilé d'effets pervers et autres échecs liés à celle-ci, le supérieur (ou son remplaçant, ha ha) décide de pratiquer un changement. Souvent, ce changement-là va dans la bonne direction. Vous êtes en droit de vous dire : "Enfin ils ont compris". En attendant cette nouvelle décision, recommencez au début du paragraphe suivant. Si.





Règles pour rester en vie (?) au début de ce siècle. Fuir les rivages (tsunamis et autres inondations consécutives au réchauffement, etc). Fuir les capitales (les terroristes ont plein d'idées, et adooorent les capitales). Heu...

J'écoute isolee - Beau Mot Plage, sorte de soupe électronique qui m'amuse sans que je sache trop pourquoi. Grâce à un ange, j'ai trouvé An Pierlé. Intelligence et sensualité, goût pour le bizarre organisé, fumées et couleurs (An Pierle - As Sudden Tears Fall par exemple, petite promenade qui bourgeonne dans toutes les directions, mute, danse, se casse et penche, le tout avec une sorte de modestie : quelle mise en place !). Et quelqu'un qui reprend le Are Friends Electric de Numan ne peut m'être que sympathique.
Réflexions sur la "séduction étrange". Si certains visages vous éblouissent par leur perfection, d'autres (j'y viens grâce à Tilda Swinton) le font, peut-être plus intensément, par une "drôle de beauté". Swinton, oui, mais aussi Katharine Hepburn, Cate Blanchett ou Charlotte Rampling, ou chez les hommes Willem Dafoe...

Trouvé Angel Boligan, excellent graphiste. Regardez "Techno Romance" :

Bertrand Tavernier tient un Blog sur le DVD ! Et une belle interview ici.
Ecoutant les signes, j'ai posé près de mon lit La Maison Hantée, recueil de nouvelles de Virginia Woolf.
Ecrire le truc sur le Waldgänger en procédant ainsi : une nouvelle sur un personnage (par exemple : celui qui ne va pas à la fête), puis un texte qui explique un aspect du Waldgänger, etc. Relier les histoires pourrait être marrant.
C'est pas mon genre de mettre des gifs animé partout, mais je regarde celui-ci en boucle. Je suppose, hypnotisé, qu'il contient quelque principe magique, une allure étrangement naturelle, ou une musique invisible :-) :
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J'écoute Plaid, Eyen, intéressant exercice de tricotage autour d'une boucle d'accord bien trouvée. Une musique qui fait des ronds en donnant une seule couleur. Moi je marche. Le Requiem de Mozart est sorti en DVD dans une édition sublime, par Karl Bohm, chez Deutsche Grammophon. Du mal à me retenir de pleurer.
Regarder : Persona. DVD prêt sur mon bureau.
Metric : groupe à explorer. Bonjour Stéphanie / Isariad !
Metric : pourquoi personne m'avait prévenu !? De la pop de filles faussement simple, de l'invention et des plaisirs partout ! Un grand sourire s'est collé sur mon visage depuis que j'ai trouvé Grow Up and Blow Away, tube parfait, avec tout ce que j'aime : voix soufflée, variable, modulation en refrain, basse excellente et précise, surprises sonores partout (effets sur la voix, breaks discrets, doublement de voix, insectes électroniques), batteur parfait, construction en escalier. Tout simple, et ravissant. Les morceaux ordinaires (Raw Sugar, ou Love is a Place minitruc à voix et guitare, qui oblique délicieusement de temps à autre) sont savoureux, ou rigolos, ou surprenants. J'adore. J'achète. Quelle élégance !!!






Trouvé L'Archipel du Goulag, une grosse biographie de Krishnamurti, une pile de National Geographic, une grande maison jouet pour les filles.
Ces femmes que l'on quitte parce qu'elles vous demandent de façon incessante de leur décrocher la lune. La lune est très bien là où elle est.
Un sportif. Manquait plus qu'ça.
Le gros bus se précipite, dans la descente, vers le feu qui vient de passer au rouge. Et puis ça freine, ça se met debout sur le frein, le gros bus devient encore plus gros, il rougit et gonfle et devient turgescent comme le désir d'un centaure, ça grince, ça gonfle et ça fait PSSSHITT de partout, et quand ce mammouth qui n'en peut plus de freiner, rouge comme une tomate, arrive devant le feu, celui-ci passe au vert, et ouf, se dégonfle, les regards se tournent. La rue redevient calme.

Voici donc qu'on se réveille avec une belle matinée d'automne - ciel bleu, lavé et net, odeur subtile de mousse, de forêt, d'humidité, de feu dans la cheminée. Sortant conduire les enfants à l'école, l'automne est détruit par les voitures (c'est tout de même bien pratique), leur bruit et leur laideur, leur nombre infini et leur fumée grise. Cette grosse pâte de voitures (c'est tout de même bien pratique) se répand et se gêne avec lenteur, dans toutes les rues. On pue et on klaxonne et on est dans sa voiture (c'est tout de même bien pratique), on est à l'intérieur de sa marchandise, mais c'est tout de même bien pratique. Au dessus du monde, découpé par les rues et les toits, le beau ciel bleu net de l'automne, parfait, indifférent. Tout est détruit par tous ces imbéciles dans leurs voitures (c'est tout de même bien pratique), mais subsiste, au dessus du monde, l'idée calme de l'automne...
Je ne sais pas si ça se développe en France, mais aux USA j'ai vu apparaître l'expression "Citizen Journalists". Lorsque l'information pertinente vient non pas des médias mais d'un archipel de Blogs. Pour l'énorme ouragan Rita, un journal de Houston héberge http://blogs.chron.com/stormwatchers/, recueil de blogs (ça porte peut-être un nom : métablog ?) sur ce thème. Avant que ça n'arrive, un gentil fou a fait une page pleine de photos "d'avant la tempête". Tout est calme et le ciel est bleu, et les commentaires sont très drôles.
