







Aujourd'hui longue conversation amusante avec deux africaines sur le cinéma coréen et l'idée du fashion victim.
Je m'amuse à retrouver le Song of the Whale de Tangerine Dream, porté par ce son de Fairlight (qui a depuis un peu disparu de la pop, c'est dommage), celui de Moments in Love, et qui était tellement stupéfiant à l'époque. Tombé dans une mare cucuche, j'écoute Enigma (vulgaire à un point...), Electric Light Orchestra (hi hi !), Lhasa (tout ce que je déteste - cette langue est atroce - mais c'est bien vu), Pink Martini, Kitaro (adorable de nunucherie spatiale) et les étonnant E.S. Posthumus, qui font de la fausse musique de film en jouant toujours sur le "grandiose". Beaucoup d'idées structurelles, sans aucune idée musicale, comme souvent. Le monumental à goût de flotte. Il faut que je nettoie mes zoreilles. With a Little Bit of Luck, marche rigolote de My Fair Lady, fera l'affaire. Haaaa...

Je trouve sur http://avaxhome.ru de bien amusantes choses comme ce peintre d'animaux un peu cucul, qui me fascine, des Consort Songs de Byrd ou du Monteverdi, des revues en pdf sur les meilleurs peintres en 2D ou les trains blindés. Caverne aux trésors. Ces russes sont fous.

Conversation entrecoupée avec un être ailé à l'esprit bondissant. Je reste entourloupé par l'image, la "Figure" du Mythomane, menteur malade qui ne peut s'empêcher de mentir. Abyssal : le mythomane n'existe qu'en liaison avec celui qui l'écoute, qui joue le jeu, suspend son jugement, ou cherche à démasquer. Mais démasquer, c'est faire perdre la face, ce qui est vilain. Jouer la crédulité.
Le mythomane se "gonfle", y a-t-il des mythomanes négatifs, qui mentent en dégradant leur image ?

Expliqué aux filles ce que c'était que tirer à la courte paille
A 40 ans, envie de faire des listes. Meilleures chansons candidates : Taking the Veil, Doot Doot, Three of a Perfect Pair, Little Red Riding Hood Hit the Road. Ajouter un Metric, Ashes to Ashes, Amelia, un Fiery Furnaces, sans doute Houston 69....





DVD Les Sept Mercenaires, dernière édition soit disant bien remastérisée. Un DVD peut contenir jusque 7,4 Go de données. Le film, ici, prend... 3,87 Go, pour plus de deux heures : l'image est belle, mais compressée à mort, dans une palpitation plastique de pixels. Plus d'1 Go est pris par les pistes son françaises, dont l'une en... DTS, qu'affectionne particulièrement l'abruti-à-home-cinéma. Regarder Les 7 Mercenaires en français et DTS, c'est comme transformer la joconde en hologramme bleu.
Fini les souvenirs de la Campagne de Russie, du Général Comte de Ségur. Creuser un peu un événement si connu est intéressant, car les détails sont plein de surprises. Il faudrait trouver "Ney et la Retraite de Russie". Et les comportements en milieu extrême...
En parlant de milieu extrême, j'ai photographié mademoiselle araignée sur un tronc d'arbre ce matin :

Il y a un passage toujours un peu difficile pour toute jeune fille un peu romantique qui se respecte, une fois qu'elle s'est installée avec son jeune amoureux si beau et si parfait, c'est quand, le soir, elle se rend compte qu'il n'a pas du tout envie de discuter avec elle, mais préfère regarder la TV. Elle se rend compte qu'il ne l'écoute plus. C'est un mauvais moment à passer, c'est tout !
Ce moment là est intéressant à observer. Elle ne regarde pas la TV, elle le regarde, lui, regardant la TV. Elle se rend compte de ce qui se passe. Elle est vaguement en colère, mais elle l'aime si fort. Elle jette un oeil à l'écran, regarde son homme, ça fait comme un va et vient de regards. Plus tard, elle regarde avec lui. C'est beau. La torpeur hypnotique de chaque soirée. Il faut bien se "vider la tête"...
Reçu trois tomes anglais de Giles. Commandé Ney et Murat, deux livres d'un certain Hulot. Je cherche 1814 de Houssaye, mais c'est partout hors de prix.

Alimenté mon iPod en Archive, Basia (cinemascopesque, mais c'est toujours pareil), Gorillaz (nul), Lamb (toujours intéressant, souvent décevant), Pixies (imposteurs type), Fat Boy Slim (louuuurd), Porcupine Tree (bof), Sinead O'Connor (gnan gnan) et Jocelyn Pook. Je marche dans la rue en faisant la tronche :-)
Je finis les Récits d'un Chasseur, de Tourguéniev. Classique qu'on trouve partout et qui s'avance aujourd'hui comme un amusant et pittoresque recueil de nouvelles sur la Russie. Et il s'agit en fait d'un réquisitoire (comme on dit) terrible, méthodique, émouvant et révoltant contre un système aboli depuis : le servage.
Grandes jubilations noctures avec le Journal de Jules Renard, excellent, humain, corrosif, rigolo, vivant.

Effarements un peu glauque sur youtube avec des idiots movies, de l'homme qui essaie d'évangéliser un lion à l'animateur de Seaquarium qui met son bras dans la gueule ouverte d'un crocodile (l'animalité se fout du religieux et du spectacle, enfin, des âneries des hommes, c'est rassurant, presque) aux joies de la pesanteur terrestre (du con qui descend une méga-pente en VTT qui aboutit à une longue rampe d'escalier en métal au con en skate qui s'explose les coucougnettes sur une barrière qu'il tentait de survoler). Je regarde 5 minutes en faisant OUCH, et puis bon.
Il y a toujours un moment dans la vie où c'est comme ça : vous marchez au calme dans la ville, il fait chaud mais pas trop, comme il faut. Tout ce qui est végétal dégage une odeur de chaud, d'été, ça sent la terre qui se régale de chaleur. Vous êtes un peu ébloui. Vous hésitez entre rester sur le trottoir soleil et le trottoir ombre. Et là, il y a toujours un petit chantier devant une maison, avec deux trois ouvriers, maçons, peintres. Ils écoutent toujours une petite radio. Et on entend : sara perque ti amo.

Une chanson de Goldman dit :
Et cette chanson me donne à penser. Dans tous les films et les romans et les chansons, on s'intéresse toujours, en sautant un peu comme des cabris, à celui qui s'en va "vivre sa vie", qui part à la Capitale, dans un autre pays (l'Amérique !), celui qui quitte son petit confort... Evidemment : péripéties et dangers, difficultés et obstacles. Et puis à la fin : le bonheur (c'est ce qu'il pourchassait, pour sûr).
Moi, ce qui m'intéresse, c'est de suivre celui (celle, dans la chanson) qui dit : "Non, reste". Et pas celui qui dit "Vas vivre ta vie, tu as bien raison". Moi, ce qui m'intéresse, c'est de suivre celui qui dirait : "T'as raison, je reste". Il y a un peu de ça dans le film Paï.





Ceux qui "laissent tomber". Glenn Gould. Rimbaud. Greta Garbo. Debra Winger.
Tombé sur une bonne chanson de Radiohead, "There There", rien d'extraordinaire mais des idées et de l'ampleur. Un bassiste qui semble avoir la fièvre sous le morceau, et surtout une sorte de décollage après trois minutes de surplace, à la Depeche Mode. Bravo les gars.
Je lis Giles, Jules Renard, et le toujours parfait "Pour Tout l'Or des Mots".
Dieu est toujours pour les gros bataillons, a dit Napoléon, et aussi Voltaire. Laconique à longue portée, comme j'aime.
Catégorie de touristes : "Ils étaient là non pour voir les oeuvres d'art, mais pour les avoir vues". Proust colle cette idée chez le duc de Guermantes : "Si c'est à voir, je l'ai vu"...

Il y a un Granddaddy qui ressemble à du Barclay James Harvest, c'est "Warming Sun". Je me demande si c'est sincère ou si c'est du cynisme et de la vilaine moquerie. Ces passages d'accords font tellement Genesis et Trick of the Tail que mes deux sourcils se lèvent tout en haut, ce qui me fait une drôle de tête.
Trouvé de bonnes choses chez Rush, que je connaissais mal. Hemispheres et A Farewell to Kings. Du Yes en plus fade. Je nettoie avec When I kissed the Teacher (Abba). Little 15 (Depeche Mode).

Marrant de réécouter 20 ans après un "tube", et de s'apercevoir, avec nos sens différents (une partie affûtée, une partie amollie) de choses alors invisibles. Voir soudain la structure.
Je m'amuse, ainsi, avec Robert Palmer. Johnny & Mary reste magique (cette mélodie... qu'a-t-elle donc ?), comme de bois et de plastique, avec sa rythmique sèche et l'envahissement de gouzi-gouzis distraits. Every Kinda People me surprend par la basse (vindiou !) et sa grande classe.

De la bonne musique planante ? Al Gromer Khan : Sufi.
Régulièrement : écouter Sibelius (par Karajan).
Ravi, j'ai trouvé le 1814 de Houssaye sur eBay pour 1,99 Euros. Collé aux trois volumes sur 1815, me voilà paré pour quelques bonnes heures sur la fin de Napoléon.
Choses à dire sur le flou harmonique chez Royksopp et sur ce que le rap aurait à prendre sur le Houston 69 de Pinhas... plus tard.
Entendu dans la cour de récré la semaine dernière : "Ce midi, y a des frites-euh, ce midi, y a des frites-euh", etc. Entonné par une ronde de garçons de CE se tenant par les épaules.

Je vire de mon iPod : Fat Boy Slim (lourd et fatiguant), Beautiful South (nul, mais nul !), Jocelyn Pook (fausse invention), No-Man (idem), Porcupine Tree, Sinead O'Connor (gnan gnan), etc.
Assis dans l'herbe dans un quartier calme, j'attends quelqu'un. Les petites bêtes m'embêtent. Mouches diverses, araignées minuscules et hardies. Je guette une larve de coccinelle immobile sur une feuille. Tout est calme et tiède sous un ciel lumineux un peu trop pâle, avec plein de nuages encollés qui paressent. Dans mon iPod, Sufjan Stevens est parfait avec son odeur de soir d'été (Lord God Bird), vraiment délicieux.
Comme je suis coupé des médias, je n'ai pas vu un seul clip vidéo depuis au moins 6 ans. Je n'ai donc aucune idée de "à quoi peut bien ressembler un homme qui a une aussi jolie voix - et un talent de composition - que Sufjan Stevens". Alors je m'étais dit qu'il devait ressembler à la version barbue juvénile de Jared Leto (comme donc la photo juste en-dessous). Et ben... pas du tout.
C'est page est vraiment très intéressante ces jours-ci :-)

Amusante discussion ce matin entre trois personnes : 20 ans, 30 ans, 40 ans. Moments assez rares où trois esprits se mettent à danser en relative harmonie et de façon assez aisée. On y passerait bien quelques journées, comme le groupe hors de la ville du Decameron.





Kid A. Radiohead, qui dans la créativité a toujours l'air de rouler en troisième.
Ce soir, Steamboat Bill Jr, de Buster Keaton avec les filles en DVD. Incroyable par bien des aspects. Finesse, élégance et vivacité. Cascades incroyables, tempête d'anthologie, et Keaton est, lui, beau et adorable. Cet homme devait plaire aux femmes. Trouver un livre sur Keaton, d'urgence.
Je lis Benichou (chapitre sur Sainte Beuve) et son post-romantisme avec plaisir, mais quelque chose ne marche pas. Trop loin de moi, trop artificiel. Ressemble tout de même à une grosse grille écrasée sur de l'humain compliqué.

Les gens doux et inquiétants.
La proverbiale stupidité des proverbes.
Les gens qui n'aiment pas les dimanches : ceux qui n'aiment pas la vie ?
Travaillant trop à la souris, j'ai le poignet droit qui parfois brûle un peu. Je passe le tout (souris tapis) à gauche, et du coup je travaille beaucoup plus lentement - eh, je suis droitier ! J'ai remarqué depuis longtemps qu'alors l'esprit fonctionnait autrement, plus lentement et plus posément sans doute. Je le vois quand je fabrique mes enchères eBay. C'est plus lent et plus organisé.
Il y a trop de photos de visages dans cette page.

J'écoute à la suite et par hasard le Houston 69 de Richard Pinhas et des textes de Burroughs mis en musique, et je me dis que les rappeurs sont bien paresseux.
Pourtant je trouve plutôt louable leur idée de sortir de la chanson (?). C'est Norman Spinrad qui déclame sur Houston 69, et il fait ça en escalier, de la déclamation à l'imprécation, jusqu'à cette sorte de discours tendu, hurlant et quasi démentiel de la fin. Quant à Burroughs, toutes sortes de styles semblent possibles : discours, narquois, détaché, habité. Je pense aussi aux folies de Artaud. Non, les rappeurs ne sont pas curieux (pour l'instant), et il reste bien des choses à faire pour exprimer une colère, hors du flow-toujours-pareil du hip hop...
Confirmation à la réécoute du Bone Bomb de Brian Eno. Une voix posée, et c'est, au contraire du rap, la musique qui prend les choses en main...


