Encore un peu de temps, et l'herbe
Couvre les têtes couronnées.

Brockes
cité par Ernst Jünger
Journal 1965-1970



Assise




Mai



Emmené les filles voter. Fascination : aux prochaines présidentielles elles auront 13 et 10 ans.

DVD : Hollywoodland. Si j'étais une fille je serais fatalement amoureuse d'Adrien Brody, plus que d'Orlando Bloom ou, je sais pas moi, Ewan McGregor. Le film est une sorte de faux polar, inventif, calme et élégant.



Je rôde beaucoup autour de Faulkner, c'est par crises. Hop, une p'tite crise de Faulkner !



... Evidemment, il s'agit de quelqu'un qui se lève, une nuit d'été, pour boire un verre d'eau. Son esprit embrumé mélange tout, l'eau, le tic tac d'une montre, les rideaux, la carafe d'eau. Une destructuration proche de ce que le cubisme a fait en peinture.
Hier je lisais Elmer, de Faulkner, une "petite nouvelle" pas bien passionnante, mais qui décolle parfois de façon foudroyante. Ainsi, une scène pendant laquelle une institutrice, le soir chez elle, montre à un élève qu'elle est attirée par lui, et la fuite de celui-ci...

Trop de photos marrons/oranges sur cette page...


Mis de nouveaux 3 ou 4 étoiles dans mon iPod. Beta Boy et Always Something Better, de Trentemoller. Vocaux dispensables, sur techno mutatoire qui gonfle, crisse, glisse et grandit de tous les côtés, un vrai festival ! Et alors, une étoile de plus pour l'arrivée de la caisse claire à 6'49", qui transforme le final en une sorte de Kraftwerk-Robert Fripp-Art of Noise.

J'ai redécouvert le Does it really Happen, de Yes (si !), sorte de plastification-super-mauvais-goût de leurs grouillements frappadingues de Relayer. C'est affreux et les idées fusent comme des feux d'artifice. On peut s'amuser à écouter "instrument par instrument", ou se concentrer sur les variations rythmiques. Bref, ils sont déchaînés. Et quelle basse ! Enfin, c'est extrait de Drama, dont je vous recommande le dernier morceau (à fond dans les oreilles, SVP).

Ensuite, j'ai mis Space Maker, de Air, pinkfloyderie posée sur quelques accords de guitare sèche. C'est habile, bien tissé, et envoûtant comme tout, bien produit, et j'adore leurs choix de timbres. Bisou ?

Messenger, ainsi que Misery is a Butterfly, de Blonde Redhead, chansons floues, voix triste, harmonies obsédantes, rien de génial mais des climats magnifiques.

J'ai quand même trouvé deux trucs "intéressants" de Boards of Canada (que je tiens pour de sacrés imposteurs). Corsair, et Music is Math. Balancements et quelque chose de Eno, puis endroit sonore sur rythmique savonneuse.

Old Souls, de Jessica Harper (c'est dans Phantom of the Paradise !). Mélodie vocale magnifique, piano parfait, basse attentive, voix nickel et complexe (un peu cassée, dure, murmurante puis tendue, plate puis profonde, beau vibrato, texture nuancée, c'est du beau boulot). Et cette modulation (2'08") !

Jesus was a Crossmaker (!!!) de Judee Sill avec sa voix flangée, sorte d'hymne en crescendo, amusant.

J'ai trouvé un truc, Tristeza - Balabarista, une arpège, une basse qui suit en pointillés, une guitare dans l'écho et une belle batterie (cette caisse claire, je l'adore !), bref, un instrumental qui ne cherche rien d'autre que le grand roulis des changements d'accords. C'est très plaisant pour marcher en ville, merci !

When I Reach for You, de Vienna Teng, dont j'ai peut-être déjà parlé. M'en fous, il vous faut cet album, Waking Hour. C'est délicat et modulant, automnal, là, dirais-je...

J'ai un truc qui s'appelle "We All Float", pop riche avec violon chinois, c'est Hooverphonic, c'est du vulgaire en Cinémascope, et le refrain me fait tourner en marchant (c'est un peu casse gueule). Pouf.

J'ai trouvé Stereolove (Paul Kalkbrenner Remix), de Agoria, techno à sonorités aciiiiides qui fait la course comme un Kraftwerk accéléré, le tout sur une seule note, les cons.

Je suis revenu sur Drive, des REM, vraiment superbe (cette façon de faire comme une houle avec le crescendo, c'est splendide).

J'ai trouvé un trésor pour les amateurs de préciosités, de voix qui murmurent (en Russe !), de scintillements et de flûte magique. Carroused, de Flëur.



Je repense, c'est malin, je repense toujours à ce que disait Gauguin, sur l'Art qui fait qu'on "s'épuise en constats". Je m'amuse à trouver des musiques, et mon esprit s'épuise en constats. "Tiens, ils font ça !...". "C'est raté", etc...
Je qualifie, je classe et je juge, c'est rigolo. Mais on est loin du coeur de la musique. Quand ça touche le coeur et les frissons, plutôt que les neurones...



The wind is telling stories about us
writing words with sand and powder dust
deserted squares and lonesome trees
the wind revealing stories about us

Il faut que je fasse un topo sur la caisse claire.

Le dernier Björk, c'est toujours pareil. Des idées partout, mais jetées par terre. Plein d'os, mais aucun muscle. Une scène de théâtre bien éclairée, mais sans acteurs. Un beau vélo, mais personne pour l'enfourcher. C'est toujours pareil, des braillements mais aucun propos musical. De la flotte, du gigotement, aucune sorte de tension musicale. 1 : une honte, du chaos, des sons partout, une vraie bassine de cailloux, aucun intérêt. 2 : elle fait son truc "la voix fragile habitée" sur quelques notes décousues. 3 : du n'importe quoi cafouilleux qui se veut crescendo lyrique (du genre : je crie mon émotion). 4 : je n'aurais jamais cru qu'on pouvait encore oser des trucs pareils, sorte d'avant garde rocailleuse paresseuse. 4 : calmes murmures, glou-glous divers, "voix fragile habitée", une nullité totale. J'arrête, le reste est à l'avenant. Tout le monde se pâme...



Découvert l'existence inattendue d'un coffret CD de Art of Noise, regroupant des inédits ou des recherches de la période ZTT. Miam !


Faut toujours que je débarque en retard... Une voix bien informée me conseille Arcade Fire, je trouve des trucs et des machins, dont un morceau ("Intervention") enregistré live pour la TV (anglaise ?). Et déboule un grand crescendo bien écrit, posé sur des accords d'orgue bienvenus, et chanté par une sorte de gaillard habité, fascinant. Je clape des mains, et j'y retourne...

Un coup de Wiki, je me retrouve avec un Concert à Emporter : ici. J'écoute leur dernier album. Neon Bible. Je n'aime pas la production, qui a tendance à tout noyer et à construire des murs de son, c'est confus. Black Mirror est juste intriguant par son côté comme ça, très "chaudron", et les couleurs qui émergent du magma, un peu comme chez Sonic Youth parfois. Le batteur est usant, ce que confirme Keep the Car Running, sorte de The Cure fatiguant. Black Wave me fait sourire d'une oreille à l'autre, car c'est plein de dissonances comme j'aime, de fractures inattendues, de grandiosités et de bizarreries rigolotes (dans les voix, la construction, les timbres), le tout très confus. No Cars Go est un bel exercice de course rock, et doit être un bel hymne en concert. De Funeral, j'aime beaucoup le In the Back Seat, c'est splendide !



Transmission, sur Mac, est un bon client torrent, que l'on peut bien paramétrer (en upload, par exemple) et qui ne prend pas trop de ressource machine. Je suis dans une méchante période, liée à http://www.isohunt.com/, qu'on pourrait appeler Syndrome de la Surabondance, où Transmission travaille toute la journée pour me ramener : des épisodes de Dilbert, des concerts (Fripp & Sylvian, Diana Krall), le Chats Perchés de Marker, Karajan en répétition, des documentaires (la bataille de Leyte, les tornades ou les anciens cartographes (Map Makers)) et de la musique (la Missa Solemnis par Klemperer, ou une grosse archive Jerry Goldsmith)...

J'ai regardé déjà quelques docus faits par les américains. C'est tout à fait embarrassant. Le texte est simpliste, le montage chahuté et quasiment hystérique. Tout est sur-dramatisé, et survolé. C'est terrible. C'est bien fait pour moi, j'avais qu'à pas m'y coller :-)


J'ai discuté avec des 18 ans, une espèce d'énergie maladroite qui bouillonne, un côté gourmand et "à vif". La volonté de Schopenhauer se cristallisant dans diverses grandes passions, que je vois souvent dans le type du ou de la fan de tel ou telle artiste du monde du spectacle.
Mon portefeuille d'enthousiasmes, comme disait l'autre, s'est bien réduit. Je me questionne parfois, par exemple, sur ces jeunes gens ravis de fabriquer des images (tournage, montage, etc). Moi je pourrais maintenant faire des petits trucs (une caméra numérique ne coûte plus rien) et les monter sur mon Mac, mais... ça ne me dit rien du tout. J'ai arrêté de faire des musiques, et l'idée d'écrire des livres m'est passée depuis longtemps. Extinction ? Peut-être bien.

Un don fâcheux.

<< Concourir, c'est perdre tout charme. >>, dit Jünger. Développez.

Jünger encore, citant Nietzsche : << Comme tout échappé du bagne, il entend, où qu'il soit - le tintement des chaînes. Ce qui se peut se rapporter à tous ceux qui se font gloire d'être "anti" quelque chose; ils n'arrivent pas à tirer l'épine de la plaie. >>



Lorsque tous ont la même opinion,
il est bon de se tenir sur la réserve.
On ne peut exiger du sage qu'il hisse ses couleurs;
ce qui aboutit à sa destruction, sans servir à personne.



DVD : Les Fils de l'Homme. Nombreux atouts. Un casting excellent, des personnages bien construits, une bonne énergie et de la tenue, quelques scènes épatantes en plan-séquence (mais est-ce possible ? - cf la voiture en feu qui roule de la colline, ainsi que la poursuite vers et dans l'immeuble au milieu d'un assaut). Mais : la fin est faible, certains personnages ratés (la scène de l'Arche de l'Art, le flic farfelu), certaines complaisances un peu idiotes (les réfugiés dans des cages près des trains), et quelques lourdeurs (explicatives, cf Michael Caine expliquant au héros qui sont les gens dans l'autobus/prison qui les double) font que je ne suis pas totalement dans le truc...



Amusant article dans le journal de ce matin :

La télé est clinquante, ça on le savait. La télé n'a aucun scrupule, on le savait aussi. La télé est vulgaire, on avait cru le remarquer. La télé n'aime rien tant que se payer la fiole de ses téléspectateurs, on était au courant. Mais jusqu'à présent, la télé avait un peu honte. Faux jeton, elle faisait mine d'être vertueuse pour mieux fourguer ses émissions trash en loucedé. (...) voilà que débarque la télé décomplexée. Celle qui, ne sachant plus que faire pour retenir ses téléspectateurs attirés par les sirènes de la TNT, ose tout et n'importe quoi : remettre à l'antenne des émissions hors d'âge, déprogrammer à tout-va, voire lancer des concepts qu'on avait juré ne jamais toucher. Et ce, toute honte bue.

Il m'arrive une ou deux fois par an de récupérer une grosse pile de Télérama des mois passés, et je ressens le même agacement en lisant le courrier des lecteurs, qui se plaignent beaucoup de tout cette merdasse habituelle télévisuelle. Telle série programmée les épisodes dans le désordre, tel débat annihilé par les simplifications, etc... La source de l'agacement est double :

- Comme, sachant tout cela depuis longtemps, je ne regarde jamais la TV, j'ai tendance à décocher du "Y'a qu'à pas !". Y'a qu'à pas la regarder, totoche ! Enfin, mes frères humains sont tellement bizarres...
- Agacement devant les zozos qui râlent parce qu'on n'a pas respecté l'ordre de diffusion d'une série quelconque, stupide et tralala, genre Stargate, X-Files ou ce que vous voulez. L'impression de regarder un chaudron d'andouilles qui sautent comme des cabris ("Sopranos c'est génial !", "Six Feet c'est génial !", gnagnagna) et qui râlent qu'on ne les "respecte pas". Ouille ! La télé n'a pas de scrupule : quelle découverte !!!

Les zombies de l'Industrie du Divertissement, c'est beau. On pourra me retourner la pareille, JP qui aime aussi râler sur des trucs. J'ai qu'à pas, d'abord, c'est vrai. Mais la TV, je suis pas prêt de m'y remettre !

Comment nommer ceux qui vont dans une porcherie et rouspètent que ça sent la porcherie ?



Mis de côté une bio de Cortès, et des textes de Gauguin.

J'appelle "Honte Géographique" la honte qu'on ressent lorsqu'on frotte les limites de nos connaissances en géo. Si je sais placer Montréal et le Saint Laurent, jamais je n'aurais cru que le Maine remontait à ce point à l'Est du Québec. Et j'étais sûr, la honte, que Venise était de l'autre côté du Nord de l'Italie (là où est, en fait, Gênes). La honte !

Oh la la : j'ai plus de sous. Donnez-moi des dons, plein de dons, ici :

Total des dons pour l'instant : rien.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-912299@51-897422,0.html

Regardé avec les filles : La Gloire de mon Père, que du bonheur et le chant des cigales en prime.

Je réécoute l'Into Battle, de Art of Noise, et je me souviens parfaitement (une matinée de soleil, j'étais alors en fac) de ma stupeur en écoutant Beat Box pour la première fois sur un auto-radio avec des potes. QUOI !? Le jour même j'étais à la Fnac pour trouver leur premier mini-album.

En dehors de la musique classique, je me souviens nettement de quelques rares "stupeurs", liées toutes à l'idée que c'était du jamais entendu. Le China de Vangelis, dans un magasin du sud de la France. Platinum de Mike Oldfield (Face A) lors d'un apéro chez des amis de mes parents - le plus gros choc artistique de toute mon enfance. Années 70. Plus tard, Pump Up the Volume de Maars et le Taking the Veil de David Sylvian, dans ma petite chambre des années 80. Et Beat Box d'Art of Noise dans une voiture. Les autres musiques plus complexes sont bien plus lentes à apprivoiser, et c'est un autre plaisir, de Yes à Bartok, de Eno à King Crimson, de Dutilleux à Rock Bottom...



Dans le fabuleux Art of Noise Compendium que j'ai trouvé sur torrent, j'ai retrouvé les choses les plus machiniques qu'ils aient osé faire, dont le Close-Up, mix décadent et post-industriel de leur redoutable Close to the Edit, sorte de combat titanesque et très organisé entre des voitures et des concasseuses industrielles, le tout avec beaucoup d'humour et un sens (mutatoire) du rythme assez réjouissant. Ah les cons !

Pour me distraire je lis un livre de 1952, "L'Expédition Amazone Orénoque", forêt, dangers, sauvages et tralala. Je passe mes journée à vendre des bricoles sur eBay pour gagner les sous des vacances, ah quelle vie !, mais c'est mieux que de chercher l'Eldorado :-)



Dans les oreilles, 1ère sonate pour piano de Berg, par Gould. Suis rentré ce soir dans le soleil avec la musique irréelle d'Arvö Part, traversée de grandes intensités, comme il sait faire...



Une vieille amie à moi, peintre, s'interrogeait il y a quelques jours sur ma créativité disparue. J'en suis au stade où ça ne me tracasse plus beaucoup ! Et pourtant ça m'a bien torturé, pendant quelques années. C'est que, lorsque j'avais vingt ans, j'associais vraiment la perte de créativité ou d'invention artistique à la mort, à l'extinction...

Si. Fêlure comme le froid sur une dent cassée, lorsque j'entends des musiques que j'aurais aimé faire, le syndrome du Royaume Perdu.

Bref. Je rencontre bien des "créatifs", et je m'interroge beaucoup, avec toujours en fond d'écran le "A quoi bon ?", syndrome de la Poursuite du Vent, certainement. "Pourquoi ?", "Pour quoi faire ?", et, ha ha, "Qu'est-ce que ça apporte de neuf ?". Rien, évidemment...

J'ai rencontré bien des cas qui se foulaient beaucoup avec un seul but, un seul, comme la carotte devant l'âne : pour être connu. Ouarf !





Plus sérieusement, j'ai toujours dans la tête la petite clochette de Gauguin. Je m'amuse sur MySpace et je vois beaucoup beaucoup de choses ASTUCIEUSES. C'est rigolo, bien vu, on sent parfois beaucoup de travail, des textes marrants, mais bon sang : pas grand chose de NEUF. Je sais, c'est comme une dictature, cette obsession du neuf, formulée de façon si frappante par Deleuze. C'est sans doute une justification pratique, mais moi je me suis retiré de ce jeu il y a longtemps, plus d'énergie, plus d'essence pour ce moteur-là.

L'idée, du coup, de participer à la méga-masse de gens "créatifs", ça m'enquiquine. C'est la si jolie phrase de Cravan :

Cent personnes vivent du faux nouveau. Dans la rue on ne verra bientôt plus que des artistes et l'on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme.



Par contre, observer, relier, et rédiger mes trouvailles pour les mettre ici, oui. Dac.

Ah oui. Discours de mon amie la peintre : Jachère. "Ça reviendra".

De l'autre côté en tant que Spectateur, je dois avouer que je suis difficile à mettre en marche. Je suis le premier à me poser la question : "Qui trompe-t-on ici ?". Et je sens grandir en moi un agacement électrique pour les Artistes Astucieux.

Mais je me rends compte que j'ai une sorte de trop grande exigeance vis-à-vis de la chose artistique. On peut s'y mettre en s'amusant beaucoup, faire des romans pour être connu, et devenir vidéaste pour rencontrer des gens et gagner des sous. M'enfin !

D'ailleurs, mea culpa, puisque j'en fus :-) J'ai retrouvé un petit truc rigolo, un petit film en 3D dont j'avais fait la musique, il y a une dizaine d'années. D'ailleurs, après ça j'ai tout arrêté. J'ai sans doute bien fait :-). Visitez cette page puis cherchez Nilaya, tout en bas...



On fait toujours partie d'une "masse de", et moi, je fais partie des masses de ceux-qui-écrivent-sur-Internet, même si je doute fort que ça ait quoi que ce soit à voir avec la créativité (euh, en tout cas artistique).

Pour finir avec ces idioties, je pense que le noyau du truc est le suivant : Lorsqu'on a n'a pas l'envie ou le talent ou l'énergie de faire quelque chose, on finit par laisser tomber, par renoncer, en prenant la pose du "Moi je ne fais pas comme tous les autres", ou "Moi je me retire du jeu". De la vraie rébellion en quelque sorte :-)

J'en ai fini, je pense, avec ces interrogations sur la créativité. Merci (Nicolas, Selen) pour les remarques et la philosophie.



La campagne du jour sur YouTube, "faire un câlin aux méchants". C'est OK :-). C'est ici.

On m'a appelé hier pour choisir les livres qui m'intéresseraient dans un lot qui allait partir sur le champ. On m'a dit en gros : "Prenez un sac, choisissez dans ces cartons et ces piles, on vous les offre, mais faites vite". Gloups. Un exercice de virtuosité assez délicieux. Jauger des livres en une seconde !

Livres à préparer pour les vacances. J'ai placé dans la pile Kim, de Kipling, un livre sur l'affaire Maufrais. J'y ajouterai probablement un navigateur...



J'écoute beaucoup Vienna Teng, qui est vraiment épante. C'est elle, oui, là au-dessus. Quand on cherche sur YouTube, on tombe amoureux d'elle, c'est bien embêtant. Explorations : Patricia Barber - quel monde !, Bobo Stenson, Kronos Quartet (Five Tango Sensations, avec Piazzola).




Juin












The Light


Juin










Into the light



jeanpascal@wanadoo.fr