"Celui qui cherche un sens dans cette vie remet tout en cause, tout, sauf sa quête elle-même".
P. Watzlawick. (Changements)


oh oh oh




Octobre



DVD : La Vie et Rien d'Autre, Tavernier. Mise en scène complexe, tenue, élégante, nuancée, debout. Caméra fluide, transitions habiles entre les scènes, dialogue excellent. Quel bon boulot !

La bio de Voltaire m'est tombée des mains : je renonce, et prends un itinéraire bis : le livre sur Virginia Woolf de Nigel Nicolson, excellent. Je vais devoir fouiller dans mes livres pour trouver son Journal, une correspondance ou des nouvelles. Pas ses romans, qui sont intraduisibles - et son anglais est trop complexe pour moi. Le personnage est... attachant. Bonheur, nous pouvons entendre sa voix : a eulogy to words (1937).

Ravi, j'ai trouvé dans un Emmaüs : une biographie de Lermontov, un épais petit volume de Lettres de Voltaire, deux tomes des aventures du Capitaine Hornblower, un double Soljénitsyne (Une Journée d'I. D. et La Maison de Matriona,) un gros livre sur les grands explorateurs et une petite biographie de Tolstoï. En attendant ce festin, j'ai dégotté dans ma bibliothèque un numéro d'Europe sur Virginia Woolf.

Soir d'automne plein de soleil. J'ai vu un petit bonhomme de 1 an poussé du haut de l'échelle par une petite fille pas bien grande non plus. Le petit est tombé de tout son long, tête comprise, sur le nouveau revêtement mou qu'ils mettent, heureusement, dans ces endroits, avec un grand BLAM. Le père, je l'ai vu courir, mais il était bien loin, à une vingtaine de pas. J'étais un peu surpris par cette désinvolture : quand mes petites avaient cet âge, j'étais toujours à côté de l'échelle. Surprotecteur, sans doute. En tout cas, le papa qui courait, c'était bien le genre de cadre à acheter une poussette de compétition à un demi Smic, comme ils font maintenant.

Les gens qui font de l'escalade.



Je me demande ce que serait ma liste de mes 10 films préférés, aujourd'hui. Sans doute Apocalypse Now, L'Impasse, Fanny & Alexandre, Alien ou Blade Runner, Le Guépard, La Ligne Rouge, L'Eclipse, Amarcord, Lawrence d'Arabie, Reds, Ran ou Les Sept Samouraïs. Peut-être Eyes Wide Shut, ou Citizen Kane. Pour la plupart, de gros-films-reconnus. Pas de Lynch ni de Burton, ni de Bunuel, de Van Sandt ou Kiarostami. Pas de Wilder, de Lang ou de Borzage, pas de Sturges, Mann ou Hathaway. Liste inutile; il faudrait en faire plusieurs, "par genre".

Mes 10 films préférés (à faire) :

- Français : La Règle du Jeu, Hiroshima mon Amour
- Orientaux : Ran, Rashomon, Les Sept Samouraïs
- Fantastiques : Alien, Blade Runner, Carrie, Suspiria, Trilogie Seigneur des Anneaux, V pour Vendetta
- Drames : Fanny & Alexandre, Eyes Wide Shut, Reds, Simple Men, La Double Vie de Véronique, Stardust Memories, Les Yeux Noirs, Les Moissons du Ciel, Vanya 42ème Rue,
- Classiques Italiens : Le Guépard, L'Eclipse, Amarcord, L'Avventura
- Comédies : The Party, La Grande Vadrouille, Steamboat Bill Jr., Garden State
- Polars/Action : The Heat, L'Impasse, trilogie Jason Bourne, Kingdom of Heaven, Gladiator, trilogie Le Parrain
- Guerre : Il Faut Sauver le Soldat Ryan, La Ligne Rouge, La Chute du Faucon Noir, Apocalypse Now
- Classiques US : Citizen Kane, Les Amants de la Nuit, Lawrence d'Arabie, Sunset Boulevard, Chantons sous la Pluie
- Animation : Princesse Mononoke, Akira, Ghost in the Shell, Minuscule
- Documentaires : L'Abécédaire de Gilles Deleuze, Making of Dark Side of the Moon, Joni Mitchell Woman of Heart and Mind, Trilogie Qatsi, Série Architectures, Contacts



Sur mon balcon moucheté par l'ombre légère d'un arbre tranquille, dans l'odeur des pommes vieilles qui prennent le soleil d'automne (déjà un peu bas dans le ciel) sur un plateau à côté de moi, j'ai lu un bijou de nouvelle de Kipling, "Sans Bénéfice de Clergé". Bon, c'est raté comme phrase. Mais quel plaisir !

Le matin, je joue au ballon avec ma petite, avant de longuement regarder une madame épeire tisser sa toile exactement dans le soleil à la bonne hauteur, comme au spectacle. L'après-midi, je regarde Earth, l'extraordinaire émission de la BBC sur la Terre (en VOST) avec ma grande. Commencé le Journal d'un Ecrivain de Virginia Woolf en sirotant une mini vodka glacée. Ce soir je regarde un portrait d'elle que j'ai trouvé dans les bonus de The Hours.

Laissé tomber le Journal précité de Woolf, car je m'y ennuie. Je lis pour me distraire l'autobiographie d'Alec Guiness; c'est vivant et bien amené. En parallèle, à presque 9 ans, L. dévore des piles de Placid et Muzo Poche. C'est pas bien glorieux, mais on peut pas lire Schopenhauer toute la journée non plus :-)



J'ai des CD gravés que j'ai appelé "Jubilator" (c'est idiot, je sais), compilations improbables de tubes de mon enfance et autres grands plaisirs musicaux fabuleux. Kraftwerk suit Higelin qui suit Abba qui suit Nancy Sinatra qui suit Laurie Anderson qui suit My Bloody Valentine, genre. Ce soir, j'ai encore tenté de créer un déclic dans les oreilles de mes fillettes (qui, il faut l'avouer, ne sont pas intéressées par la musique). Tout y passe, du Stop the Cavalry de Jona Lewie à Daddy Cool de Boney M, de Jeanette (Porque te vas) à Laurie Anderson (O Superman), d'Elton John (Song for a Guy) au Weeping Willow de Schuller. Rien. Aucun effet. Si, genre "papa tu nous barbes avec tes machins". Hi hi !

Ce soir je mets à jour ma page Jipod.

C'est taré, mais j'ai gagné un iPod Nano 4 Go. Je l'ai revendu sur eBay, avec mon adorable vieux iPod Mini rose (bouh !) - la somme recueilli par les 2 * 4 Go me permettant d'acheter le nouveau iPod Classic 80 Go. Schtong. J'avais toujours presque 700 tracks sur mon rose, en extrapolant ça devrait monter à 14.000 sur le nouveau, ce qui est un peu surdimensionné. Je suis content comme tout. Enfin, pour l'instant je l'attends...

Trouvé Une Aristocrate en Asie, de Vita Sackville-West.




Hier samedi soir, obligé d'aller au supermarché, la corvée agaçante par excellence (n'est-ce pas ?). En caisse, de longues queues de clients. J'en choisis une, et à cause de ma maladie de l'observation, je scrute les visages et les allures, je juge et je classe, je colle des intentions ou des humeurs à des gens que je ne connais pas. Et je m'attarde sur une jeune femme qui regardait son homme mettre leurs achats sur le tapis. Je l'observais, et elle était comme perdue en elle-même, inquiète, agacée par tous les gestes de son gars. Son visage avait quelque chose de fermé, d'enfantin. J'y voyais une dépressive et une pleureuse. Je passai alors sur une autre cible, deux p'tites nanas bien vives et dégourdies, juste devant moi. L'une d'elles avait un regard précis et intelligent, mais aussi parlait et riait un peu trop fort, avec cette sorte de sanglot dans le rire qu'ont les jeunes filles de 15 ans. Je reviens alors sur ma dépressive qui, comme Jekyll et Hyde, était devenue en un sourire une autre personne. J'ai ressenti un choc dans l'estomac, car mon analyseur-jugeur personnel ne parvenait plus à relier le visage fermé de tout à l'heure avec cette belle trentenaire ouverte, joueuse, fûtée et attentive qui était là devant moi. J'étais piégé !
En rentrant plus tard chez moi dans le soleil couchant, je longeais en remontant un embouteillage de voitures en repensant à ma fausse dépressive. J'observe : Fringante cadre sup dans un coûteux véhicule. Deux hindous du type "ingénieur en informatique" dans un petit 4X4. Un quatuor de rappeurs joyeux. Un étudiant qui tente de faire rire sa passagère - et qui réussit presque. Un père venu chercher sa fille à la gare (le visage de la demoiselle : soulagement d'être bientôt en famille). Le soleil rasant éclairait tous ces visages, et je m'amusais de notre tendance à tous de "classer et juger" (ceux qui vous disent qu'ils ne le font pas mentent, évidemment). Il y a des soirs doux où on a envie d'aimer tout le monde, n'est-ce pas...



Mais je sais d'où vient cette petite graine de pensée qui me fait réfléchir à tout ça. C'est une conversation par e-mail, dont le point de départ était "Pourquoi dans ta page ces longues jeunes filles étranges plus ou moins nues dans les bois ?". Je n'en sais rien moi même, mais en tout cas, je ne les trouve pas forcément attirantes. Par exemple, je trouve que la demoiselle jaune de ma page Septembre est quasi-effrayante, d'une longueur surnaturelle, et au visage de folle-habitée (elle me fait penser à Helena Bonham Carter, brrrr). Je déroulais cette pensée, m'amusant des diverses "boîtes" dans lesquelles on place Types ou Figures (voilà Jünger qui pointe son nez). Je me demandais donc quels étaient les autres Types (de femmes, s'entend) qui me semblaient "trop quelque chose", et je me suis souvenu d'un groupe d'actrices, souvent plus rondes (comme si c'étaient des femmes plus complètes) : Valeria Bruni-Tedeschi (habitée de toutes sortes de nuances dans son travail de comédienne : force/fragilité, "grenade dégoupillée", empathique ou fermée en colère à la Dewaere, de grands virages entre femme-enfant et femme-impressionnante), Karine Viard, qui me semble naviguer dans des eaux semblables, mais avec une capacité au comique plus développée, ou Mathilde Seigner, carrément terrifiante en "faut pas m'emmerder", et une coupante capacité à être brutale (qu'à beaucoup moins sa soeur Emmanuelle).
C'est un Type, sans aucun doute pour moi, incarné aussi par cette étonnante actrice de Dina dont j'ai parsemé ma page Janvier.



Les longues demoiselles étranges ou pensives, c'est un Type qui me fascine. Tiens, en voici un autre exemple, toutefois pas nue dans les bois :-) :



So what ? Je pense qu'en croisant de nouvelles personnes, on les classe selon divers critères dans des boîtes, qui sont pratiques pour moduler son comportement, mais souvent non pertinentes. Il y a diverses interférences qui sont autant de masques : l'habillement, et aussi l'âge. Quand vous voyez une mamie de 80 balais, il est presque impossible de l'envisager sous la forme de la belle jeune fille qu'elle était dans les années 40, qui faisait tourner les têtes et dansait en riant après être allée au cinoche avec les copines. Et le papi qui traîne ses courses en béret était peut-être un sacré bagarreur, qui vous aurait mis au tapis en moins de deux. C'était dans le passé ? Oui, mais dans sa tête, c'est le même homme, et la même femme, et vous n'en savez rien...

Actrices encore. Qu'ont en commun Jodie Foster et Tilda Swinton ? Ou, justement, Tilda Swinton et Sigourney Weaver ? Je parle non pas des femmes, mais de l'énergie, des "ondes" qu'elles dégagent comme incarnation, au cinéma.

Bien. J'élucubre. Tout ça est un peu confus, comme d'habitude. Je pense que la source de tout cela est mon métier, qui fait que je rentre en contact tout au long de mes journées avec des gens que je ne connais pas. Mon esprit s'est donc entraîné à "typer" les personnes rapidement, je dirai par empathie, pour pouvoir (syndrome de Zelig) me caler sur leur onde.
De fait, il est assez rare que je me trompe (je veux dire, en tout cas, pour l'échange verbal que je dois alors pratiquer). Pourtant, régulièrement, je me prends un truc-qui-vous-schtroumpfe-à-la-figure.



Dans le jardin public en bas dans le soleil froid d'automne, E. m'a aidé à trouver des petites bêtes avec son oeil de lynx. Bestioles fragiles frigorifiées. La miss, ci-dessous, devait bien faire ses deux millimètres...



Gertrude Stein ? A rose is a rose is a rose is a rose...
Je ne connaissais que de nom. J'ai été forcé de m'y coller, car le numéro d'Europe que je posséde est consacré à deux femmes : Virginia Woolf & Gertrude Stein. Article après article, j'en étais baba. Pourquoi je ne connais pas Gertrude Stein ? Elle qui voulait appliquer les trouvailles du Cubisme à la littérature, a connu Picasso et Matisse, a défini la Lost Generation (tiens, voilà Fitzgerald). Je lis un extrait de conférence sur Cézanne et je suis ébloui (et je rigole beaucoup). J'ai envie d'acheter The World is Round, festival de bonnes idées. Je me suis trouvé son Autobiographie d'Alice Toklas sur eBay, et ressens cette petite excitation de l'hypophyse qui est très bon signe...

Le paragraphie ci-dessous, c'est l'étrangéisation des russes, ça me parle :



De fait, si l'Art (majuscule !) me barbe autant, si je n'y crois plus, si j'ai la maladie du Spectacle, c'est pour la même raison qui anime ce texte. C'est mort, on n'y croit plus, madame !



On devrait s'amuser, aussi, à lister les artistes dont la tête ne vous revient pas, dont vous n'aimez décidément rien. Voyons, pour moi, ça serait... (liste à faire) :

Yves Simon, Nick Cave, Doillon, PJ Harvey, Ben Affleck (à suivre).

Je suis content comme tout, car j'ai retrouvé sur le Web l'archive du second album de Freur (Get Us Out Of Here), sorte de Depeche Mode bourré - et futur Underworld. 1985, j'étais en fac. Ouille !

Un nouveau Joni Mitchell est sorti. Me semble la meilleure chose qu'elle aie faite depuis bien des années. L'album s'appelle Shine.

Il paraît qu'il y a une "vague" inspirée par Depeche Mode. J'écoute DeVision (Noob) : on est proche du plagiat. N'est pas Gore qui veut, néanmoins.

Choses à écouter en détail : Apparat.



Je google "All About Eve Script" et retrouve ce bout de dialogue entre Bette Davis et son homme, qui va partir en avion. Eve est juste à côté d'eux :

    MARGO
    Bill...

    BILL
    Huh?

    MARGO
    Don't get stuck on some glamour puss-

    BILL
    I'll try.

    MARGO
    You're not such a bargain, you know, conceited and thoughtless and messy-

    BILL
    Everybody can't be Gregory Peck.

    MARGO
    - you're a setup for some gorgeous wide-eyed young babe.

    BILL
    How childish are you going to get before you quit it?

    MARGO
    I don't want to be childish, I'd settle for just a few years-

    BILL
    (firmly)
    And cut that out right now.

    MARGO
    Am I going to lose you, Bill? Am I?

    BILL
    As of this moment you're six years old...

J'adore, c'est bien écrit. L'ombre d'Eve (c'est au début du film) est déjà présente. Margo exprime une peur, et Bill répond qu'elle est une enfant (en analyse transactionnelle, ça "croise" - j'ai bon ?) et ne s'exprime pas en la bombardant de "Tu es". Et j'adore cette ligne : You're a setup for some gorgeous wide-eyed young babe. Bien dit ! Et bien vu : nous-les-hommes, ne sommes jamais à l'abri d'une gorgeous wide-eyed young babe...



Beaucoup repensé à cette idée un peu dérangeante de "classer" les humains que l'on rencontre en une sorte de typologie. Cette idée est un peu culpabilisante, j'ignore pourquoi. Après une conversation instructive qui m'a fait repenser à l'étrangéisation, sujet qui m'a pas mal occupé ces dernières années, une chose m'a sauté à la figure : c'est que lorsqu'on caractérise nos frères humains par "types" - le but étant très pratique : comment naviguer avec eux - on leur colle en fait des MOTS. Tous les gens un peu sérieux savent que notre appréhension du monde passe par le langage et les mots, et notre intelligence tourne majoritairement avec ça (je pense que Wittgenstein a travaillé là-dessus, c'est peut-être à creuser).

Le jeu qui consiste à placer les pièces du puzzle, relier les concepts, entre alors en marche lorsque je lis que l'occupation principale de Virgina Woolf est encore de combattre l'usure des mots en faisant "autre chose", afin de leur redonner leur goût - c'est à dire exactement ce que dit Gertrude Stein dans la page que j'ai photographié plus haut - c'est à dire exactement ce qui animait les "Formalistes Russes", mais aussi Brecht, De Palma, etc...

Evidemment, l'Art a toujours son "avant-garde". Celle qui consiste à vouloir faire table rase ne m'intéresse pas vraiment. Il faut lire les textes de Boulez dans sa jeunesse, c'est la Révolution ! Il y a un territoire qui me passionne, donc, je pense, c'est la position de l'artiste (quel que soit le domaine considéré) qui se dit que la façon dont on dit ou fait les choses est usée, et qu'il convient de lui redonner vie en injectant de l'étrangeté dans ce qui existe déjà et, qui ,en quelque sorte, a déjà fait ses preuves.

Jeux : Toujours penser que chez les sages orientaux, un des aspects de l'attention au monde est "observer sans juger", c'est à dire, pour nous, regarder le monde, ses habitants, ce qui s'y passe, sans forcément y coller mots et jugements. Difficiiiile ! Toujours penser que les mots sont partout et de plus en plus remplacés par des chiffres. Augmentation de la précision mais perte de substance, indéniable.



DVD : Portraits, d'Alain Cavalier. Stupeur. C'est magnifique, touchant, maladroit parfois, effarant...

Moi j'adore être papa. Vous voyez votre gamine venir au monde et puis un jour au soleil vous regardez ses cahiers d'apprentissage de la lecture de CP en rigolant avec elle et en croquant des chips. Vous en nourrissez une autre à la cuillère et vous vous retrouvez un soir à essayer de retrouver les différentes capitales d'Europe. Berlin c'est fastoche, mais Helsinki ? Et Copenhague alors ? L. répond : "C'est le Danemark, je crois". Oups ! Elle a bon.

En ce moment, à l'école, c'est les billes. Je ne me fais pas prier pour admirer les petites collections de mes deux chipies, étonné de retrouver les même que moi-quand-j'avais-leur-âge (les agathes, les en-terre, les porcelaines) et la disparitions des "en-plomb" (qui venaient peut-être de roulements à billes) ou des araignées. M'enfin, z'en ont des nouvelles (les pépites). Qu'est-ce que j'ai pu jouer à ça ! Après, y a eu la période des osselets (en métal).

J'apprends sur la page Wiki des mangas que le japonais possède un système d'onomatopées très "étendu", comme l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika). Ben...



C'est de revoir The Shawshank Redemption qui m'y a fait repenser. Lorsque j'avais 22 ans j'ai travaillé un an dans un Hypermarché, ce genre de magasin gigantesque. J'y vendais des CD dans une sorte de "boutique" au milieu des allées. Notre système d'encaissement un peu compliqué (ordinateur au lieu d'une caisse, en résumé) imposait un circuit électrique qui ne devait jamais couper. J'avais une platine CD, j'y écoutais un jour du Prokofiev, et il y a eu une panne électrique complète dans le magasin (noir de monde, évidemment). Lorsque ça arrive, c'est assez impressionnant, car tout s'éteint, lumière, musique de fond, climatisation, etc. Tout s'arrête dans un noir quasi complet. Passée la seconde de surprise, je me suis aperçu que j'avais encore du jus, de la musique, et un peu de lumière (l'écran de l'ordinateur). Pris alors de je ne sais quelle illumination, j'ai pris le boîtier du CD que j'écoutais, y ai trouvé le Lux Aeterna de Ligeti, une sorte de plainte chorale et étrange (qu'on entend dans The Shining, il me semble). J'ai mis ce morceau et poussé le son très fort, qui a donc envahi complèment l'obscurité. Ça a bien duré une demie minute, ce "Haaaaaaa", avant que la lumière ne revienne. Fallait voir la tête des gens avec leur caddie ! A l'époque, j'étais très fier de mon ambiance "train fantôme"...

J'écoute du Ben Harper à la pelle et ne trouve rien, absolument rien de bon. Pas un seul petit instant d'invention, de charme, de quelque chose. Rien. De la flotte du début à la fin. C'est presque fascinant.

Si vous aimez la musique classique, si vous avez un abonnement RShare (les meilleurs Euros que j'ai jamais mis sur le Net), alors explorez http://avaxhome.info/music/classical/garoty.html.

J'écoute la Messe pour Double Choeur a Cappella, de Frank Martin. Oh my...




Novembre








...into the sun...



jeanpascal@wanadoo.fr