It's not wise to simplify things in order to understand them.
Gilles Deleuze


I need not to need




Avril



A force de fouiller dans les vieux livres, je suis intrigué par quelques noms que j'ai rencontré: récemment (Croce, Thackeray) ou sur lesquels je tombe régulièrement (Pearl Buck, Mauriac). Pearl Buck ? Des vieux "J'ai Lu" romantiques, me disais-je, du Harlequin ! Quand j'ai découvert qu'elle avait eu le Prix Nobel de Littérature. Pearl Buck ??

Ayant un petit peu de Paypal, j'ai commandé 5 CD qui me démangent trop. Je ne suis donc pas un trop méchant pirate (dit-il, se justifiant). Les trois Vienna Teng, les deux derniers Blonde Redhead - j'ai déjà le CD de St Vincent, hi hi hi. Des achats, oui, mais pas en France, où un CD coûte souvent plus de 20 Euros, mais aux USA, où c'est plutôt 12 Dollars (moins de 8 Euros). Faudrait voir à pas. J'ajouterai un jour les Royksopp. M'enfin, une poignée d'albums achetés sur 10 ans, ça donne une idée de ce que mon amour pour la musique est devenu...



Je me suis commandé "Art en Théorie 1900-1990", anthologie de textes. Je rôde autour de Croce et de Pareyson. Il paraît qu'il existe un texte de Poe sur la naissance d'un poème (The Crow, en l'occurence). Eu une bonne conversation avec un enseignant en école d'Architecture, sur la philosophie et l'art, autour de ma question "Où se situe l'invention ?". Errant sur le web, je me suis amusé avec la thèse de Bourdieu sur la Distinction. Sur Wiki :

Dans un champ social spécifique, les agents sont constamment pris entre deux intentions contradictoires. Pour être reconnu dans un champ, il faut s'y distinguer, mais s'y distinguer conduit aussi à en être écarté. Les agents doivent donc s'ajuster à la juste mesure entre la distinction et la conformité. Avoir du style, c'est suivre la mode tout en s'en détachant par quelques touches personnelles.

Je reconnais bien là le "ton" des sociologues, entomologistes des humains. Il existe un ouvrage sur la Sociologie de l'Art... mais ça m'éloigne trop de mon sujet.
En attendant je lis mon recueil de Gombrich. Lorsque je sature, je me régale avec d'excellents petits textes de Françoise Sagan, portraits ou souvenirs.



DVD : Palettes, sur Delacroix (La Liberté, etc), et Cloverfield. En gros : un monstre attaque New-York, le tout rendu "intéressant" par l'idée maîtresse du témoin lambda qui porte une caméra (qu'on peut appeler "L'idée Blair Witch"). L'idée est bien utilisée : c'est un jeune gars un peu "lourd" qui tient la caméra, ce qui le rend sympathique. Je trouve épatant qu'on n'entende pas de musique, et quelques tensions naissent du fait que le "cameraman" ne filme pas toujours ce qu'on voudrait voir...

Explorations musicales. Je prends mes "deux étoiles" d'iPod et je creuse un peu. Trouvé The Bird and the Bee, frais, fracturé et rêveur. Cats on Fire qui sonne très ordinaire, mais s'avance avec d'impeccables accords. Divers Mixs des Djinns de Djuma Soundsystem...

Lu en deux soirées La Sagesse de la Monteuse de Film, de Noëlle Boisson (monteuse de JJ Annaud), délicat et passionnant. Je continue le livre de Sagan, inégal, mais quelques chapitres sont magnifiques (sur Fellini, sur Paris l'été, sur le cheval). Vu avec les filles un méchant spectacle de mime, bancal, lourd, pas tenu - mais elles ont adoré.

DVD : L'Assassinat de Jesse James (etc). Energie à la Mallick, c'est vrai. Etrangéisation. Grande Nature. There Will Be Blood est plus "prodigieux" - Daniel Day Lewis est un acteur tellement incroyable...



Intervention du père, ce matin. Le père, c'est moi, en l'occurence. Un grave incident s'était produit : le coffre du carrosse de Cendrillon était bloqué. Avec concentration et une pince à épiler, j'en ai extrait un petit livre de 2 cm de long, une pomme de Playmobil, un sac à main en plastique orange (probablement Polly Pocket) et un coffret bleu. Ouf ! Les filles soulagées/peuvent continuer à jouer.

Quelqu'un est venu me chercher, m'a montré une étagère remplie de livres neufs, et m'a dit : "Prends ce que tu veux". Double problème : il fallait se modérer/il fallait aller vite. Le premier livre que je saisis parle de Gertrude Stein et Alice Toklas. Etant donnée la notoriété (inexistante) de ces deux-là, il s'agit donc d'une supercoïncidence. J'ai donc continé sur ma lancée, saisi 43 livres en une poignée de minutes, et me suis sauvé.

Continué un bout de discussion avec monsieur le Prof de Philosophie. Parlé de l'accident dans l'Art (provoqué ou non), un classique. Si la fécondité des limites me parle, la fécondité des erreurs et du hasard est quelque chose qui m'a bien occupé il y a vingt ans. Trois "cas" à creuser : L'Albatros chez Bacon/Michaux/"L'Empirage" chez Beckett.

Un miracle se déroule au milieu du premier mouvement de la Symphonie N6 de Sibelius.



Toujours avec mes Flac, je fais une plongée dans le Platinum, de Mike Oldfield - en tout cas sa première face. Cet album m'est très cher, car c'est mon premier 33T, et mon vrai premier grand choc de musique, découvert par hasard, quand j'avais 10 ans, chez des voisins. Si la pochette avait de quoi intriguer un gamin de cet âge, je ne m'attendais vraiment pas à l'existence d'une telle musique. En la réécoutant aujourd'hui, je suis encore stupéfait par son culot, et très intrigué aussi, car toutes mes "obsessions" musicales sont comme ici rassemblées : le jeu et l'humour, la "longue forme fracturée", l'importance de la basse, la musique instrumentale, le crescendo, les modulations. Il est possible que ce seul morceau ait suffi à créer une empreinte.

Platinum, c'est quoi ? Du disco, pardi ! Comment expliquer la paresse de Daft Punk, lorsqu'on réécoute Platinum ? Un morceau disco qui dure 20 minutes, une sorte de grand coffre disco à musique, avec des surprises et des perles et des guirlandes partout, une sorte de grande bringue bourrée d'humour (les voix de fantôme, les voix incongrues "Take it away !") et de crescendos, avec une basse de plomb et des trompettes et des choeurs gentiment empruntés à... Philip Glass ! Du disco avec du Philip Glass ! Fallait être timbré.
La Partie 1, on ne peut pas deviner ce que c'est. Des pointillés bizarres sur une basse qui trampoline. La reverb qui change à 1'13" ne peut que ravir l'auditeur, d'autant que s'avance un rock gras (avec clochettes derrière) qui finit par partir en vrille avec martèlements, fifre-lead et perpetuum modulante d'un serpent de guitare entre gouttes répétitive - quel tissage ! On sent bien qu'on va passer à...
La Partie 2, disco-à-basse-lourde et guitare écrite méthodique. Quand ça mute (3'42" - écoutez moi cette basse !), c'est pour donner dans la sur-modulation, comme Oldfield sait faire (cette basse !) et présenter les cuivres qui interviendront plus tard. Les mecs qui doubidoudapdap là-dessus ont probablement bu trop de Guiness - c'est probablement pour qu'on ne prenne pas trop au sérieux cette montagne cuivrée qui suit.
La Partie 3, c'est re-du disco à rythme de cuivre. Enfin, bizarre, le disco : déboule un piano enguirlandeur, puis une guitare espagnole, des filles-fantôme qui font ostensiblement l'andouille et des voix chuchotantes, entre. Qui d'autre a fait du disco pareil ?
La Partie 4 se la joue plus élégante (sur bassdrums : nappes plaisantes, tissage discrets, guitare concentrée). Du Hi Ha Ho de choeurs sur ces rythmiques, c'est de la joie !

Je me souviens que la face B était bien pratique pour se détendre après ces 20 minutes érectiles, joyeuses et dansantes. 1/ Un clignotement nocturne à écho, 2/ une chansonnette en plastique, 3/ une farce dansante celtico farceuse avec de curieux frissons plein de foule, 4/ une reprise de Gershwin.

Sur le coup, pris de folie, je me suis commandé l'autobiographie du Mike, The Changeling. Miam !



Mi-Avril, on est gelé, il fait deux degrés le matin. S'il faisait chaud, je blablaterais ici sur le climat de fou, etc. Je suis donc embarrassé. On se croirait au Québec, non : en Russie. Le Gulf Stream s'est peut-être arrêté ? Cet air vif de mi-Avril, ça commence à bien faire. On n'est jamais content. Les bourgeons non plus, qui restent serrés comme tout. Bourgeons serrés de mi-Avril.

Je trouve souvent des livres comme on en faisait des tas dans les années 50, aventures dans le désert ou dans la jungle, anecdotes sur les fauves ou périls dans la montagne. Cette fois, j'en ai trouvé un vraiment impressionnant, "Corps à Corps avec la Forêt Maya", suite d'anecdotes plus terrifiantes les unes que les autres sur la vie en forêt au Pérou. Volcans, serpents, fièvres, tiques et araignées et tout le bazar pittoresque de ces forêts. Pour me mettre dans l'ambiance, j'ai tapé "peru jungle" dans Flickr.

Questions à poser à l'artiste. Par quels bouts réfléchissez-vous à votre art ? Où est l'invention ? Qu'est-ce que ça apporte de neuf ? Il est probable que ces questions énervent l'artiste, qui ne réfléchit certainement pas en "méta", mais travaille, ou tâtonne. Il laisse ces questions idiotes à l'historien de l'art, ou aux critiques. Bon d'accord : pas de questions.



Quand j'ai créé mon MySpace, j'ai répondu assez facilement aux questions de présentation (musiciens ou films préférés, etc), mais l'une d'elle m'a beaucoup embêté : "Quel personnage célèbre voudriez-vous rencontrer ?". J'ai répondu Tchékhov. Je pourrais ajouter Brian Eno. Je n'ai pas trop envie de rencontrer les gens qui m'épatent. J'ajouterais peut-être Jodie Foster, qui doit être un sacré personnage.



<< Où se situe l'invention ? >>

Je vais tâcher de trouver des exemples dans la pop, en essayant de trouver la liste de ce qui est inattendu. J'ai déjà évoqué la question : certains morceaux sont immensément plaisants, par leurs harmonies ou leur simplicité, par leur énergie ou les souvenirs qui lui sont associés. D'autres possèdent une "forme plaisante" (les crescendos de Ratatat) ou un passage magique (le pont dans Golden Brown). Ici je cherche les morceaux qui, tout en restant dans un cadre "pop" tout à fait normal, semble accumuler les petites bizarreries qui font un plaisir plus complexe, peut-être plus analytique.

1/ Joni Mitchell : Black Crow. Etonnant mélange entre un aspect rythmique presque implacable (guitare rythmique) et une liberté ou une désinvolture des instruments. La basse est clairement différente. Les harmonies ne cessent jamais de partir en oblique et ça module presque trop. Certaines sonorités se déposent ici et là, comme détachées. La guitare non rythmique est inspirée et comme distraite. On n'a pas de coupures comme toujours dans la pop entre refrains et couplets. Les passages instrumentaux sont "non spectaculaires", presque abstraits. La voix est typique de Mitchell, et bien différente de ce qu'on entend souvent : une des notes est volontairement fausse ("pick upon"), et le phrasé est comme désinvolte, presque parlé (dylanesque, je dirais), comme cherchant à se placer dans les respirations de la musique. Une note (piano électrique ?) intervient de façon indépendante, ou à intervalles réguliers - se moquant bien de la musique qui tourne.

2/ St Vincent : Paris is Burning. Etonnant tout le temps. L'intro est curieuse, avec ses cuivres. La voix est cristalline mais sait devenir cotonneuse comme chez Billie Holiday (la production s'amuse beaucoup d'ailleurs à en modifier le son, ou à la doubler, ou les deux - cf le refrain). La basse est extrêmement présente, précise. Le nombre de timbres est proprement délirant (les sons sortent de partout, fourmillent), empêchant la caractérisation du morceau (rock, folk, classique, claviers). Le rythme est en 4/4 mais passe sur le dernier tiers en 3/4 : le morceau devient une valse ! La rythmique est sans cesse fracturée, et le batteur a fort à faire. Et quoi ? Tout ça, chez bien d'autres, serait confus, abstrait et chiant. Mais ici, c'est comme évident, précis et joyeux. Le final en envolée valsée à clap-hands en est la preuve...

3/ David Sylvian : Taking the Veil. Basse Guitare Batterie, comme partout, mais quel traitement ! La batterie prend la place d'un instrument, se complexifie tout en restant discrète. La basse est dans la suite : toujours étonnante, avec de grands intervalles et des stases, des choix étranges. Les guitares forment un tissu compliqué, sur plusieurs étages de sons. La chanson refuse les couplets/refrain, et piétine sur une seule phrase. Le solo de guitare est inhabituel (acoustique sur hélices). Le tout donne un aspect arachnéen, aéré, plein de bois et de fils, nocturne et savant.

Annie Clark sur la composition :

I'm experimenting with writing all of the music first and then coming in and setting directives on what I do. For example, making a rule to myself that any instrument that gets played isn't going to function like that instrument normally functions in a song. Like the drums will be the melody in the song-- things like that, where you kind of give yourself little challenges and see how you fare with them. I'm not a person who sits down with a guitar and strums along and writes like that.

Son Concert à emporter



Ce matin en marchant dans le soleil je pensais surtout à mes lectures récentes (la vie de Delacroix, entre autres) du XXème siècle. Il y a toujours un moment où l'on nous décrit, dans la société du personnage, dans l'histoire ou dans un salon, l'arrivée d'une femme incroyable, immensément belle ou captivante, spirituelle et magnétique, et tralala, vous savez bien. Tous les grands auteurs savent magnifiquement parler de cet instant, le surgissement d'une femme inouïe, vers qui tous les regards se tournent, et dont tombent amoureux tous les hommes, quitte à se battre en duel pour elle, hahaha.

Une "autre", et tous les hommes doivent en être bouche bée, comme des andouilles. Archétype de la fascinante, qui vous fend le coeur instanément. La question de tous les hommes un peu sensibles qui la croisent, et qui sont embarrassés de cette douleur de dent fêlée qui vous mord, jaune, le coeur en entier : "Comment attirer son attention ?". La plupart ont déjà renoncé, on est habitué. Les plus hardis, ne les regardons pas faire, c'est trop rageant.

Dans quels romans trouve-t-on des personnages comme ça ? Ophélia ! De l'aide !



Je vends parfois des bouquins sur eBay. Parfois, je vais voir ce qu'achètent mes "clients", et je vois que certains constituent une bibliothèque extrêmement fournie sur tel ou tel thème (la plongée sous-marine, Stalingrad ou le violon).

Dans ce qui saoûle, il y a la Vodka. C'est transparent et ça a peu de goût : c'est dangereux, on peut en boire autant qu'on veut, et on est ivre mort. Le Whisky, c'est plus amer, ou fumé, ça "dit" quelque chose. La bière, Delerm a raison, c'est succulent dans les premières gorgées, et après : bof. Le vin, c'est l'idéal. Jünger a testé : certains endorment, d'autres créent l'hilarité, lâchent la parole, ou mettent en rogne, ou endorment. D'autres trucs sont trop amers (la Suze, pouah !) ou trop sucrés (Martini, Porto, Muscat). J'ai longtemps eu des Whisky "trop" (forts, fumé), que je mettais en adéquation avec mon humeur (un whisky trop amer en cas de situation amère, etc). Bof : parfois, il me faudrait de la Suze, alors.

Jodie Foster, avec son grand verre de vin, mélancolique, dans sa baignoire, dans Panic Room.

Je replonge dans Deleuze, c'est cyclique. Il y a une conférence à la Femis, sur "Qu'est-ce que l'acte de création ?", ce qui, logiquement, me chatouille l'hypophyse, avec mes questionnements sur l'invention dans l'art. C'est à la fin de l'Abécédaire. Je zappe sur les dernières lettres (U) sur les Universaux de la Philosophie (Contemplation, Réflexion, Communication), qui font bien rire Deleuze.

Lecture lente (c'est en anglais) mais absolument jouissive de Changeling, autobiographie de Mike Oldfield. Le personnage m'est infiniment sympathique, avec son côté maladroit et fish out of water. Je suis très heureux qu'il parle autant de "ce qui l'a amené" à composer ces longues formes. Le long passage sur l'enregistrement de Tubular Bells est passionnant et à mourir - de rire et de jubilation. Et il adore Sibelius, alors...

Maintenant, le soir, je fais une sorte de revue de presse avec ma grande, qui aura 10 ans à la fin de l'année. Çe se termine souvent devant la grande carte du Monde que j'ai accroché (dans la salle de bains !) à cet usage. L. est avide, me demande de lui parler d'Israël puis de la Russie, et du Québec. C'est assez facile à dérouler, avec l'actualité, et nos conversations sont très plaisantes.

Commandé les Temps Forts de Susan Sontag, Mille Plateaux de Deleuze/Guattari et le Deleuze de Bouaniche, qui semble être une bonne approche. Je lis Le Président de Giesbert (sur Mitterrand), bien mené.

DVD : Enchanted, avec les filles. Très drôle. Disney se moque de la nunucherie de ses princesses avec bien plus de finesse que, par exemple, Shrek. The Mist, ou un film d'horreur à monstres, servi par un metteur en scène capable d'autres hauteurs (il a fait La Ligne Verte et Les Evadés), explore en fait les comportements humains dans un groupe enfermé. Etonnant, et un des meilleurs films fantastiques que j'aie jamais vu.

Trouvé L'Usage du Monde, de Nicolas Bouvier.

Parmi mes frères humains, j'aime toujours beaucoup discuter avec ceux qui comme moi sont régulièrement occupés par une idée fixe, une recherche, une douce folie. L'un explore l'expression "soi disant" (il y a des choses à dérouler, dont "l'autoportrait comme falsification"), l'autre s'intéresse à l'imbrication entre le sublime et l'ordinaire, un troisième s'auto-questionne sur l'utilité de se poser des questions et de chercher le sens de la vie, en colère contre la zombification ambiante - ça passera : on a tous traversé ce genre de fièvre.

Il est peut être pertinent de demander : "Quel est LE livre qui vous sauvé la vie ?", ou plus doucement : "Quel est le livre que vous réservez aux moments de désespoir ?". Pour cette dernière question, je réserve les récits de la Kolyma, de Varlam Chalamov.



Le dernier Portishead est bien agaçant : langueurs et douleurs, voix fragile en fil d'araignée, ciel plombé. Mais tout de même, le sourcil se lève ici ou là. La pulsation bondissante de We Carry On. L'apparition du tourbillon au milieu The Rip (Judee Sill n'est pas loin).
Trop de reverb pour moi, mais enfin, une vraie ambiance.



Mai










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jeanpascal@wanadoo.fr