Gilles Deleuze, Le Cerveau, c'est l'Ecran, in "Deux Régimes de Fous".
It's in the trees ! It's coming ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
JuilletDans l'électro, beaucoup de paresse, mais parfois un style, comme chez The Field, sorte de Steve Reich Techno éternellement buttant sur les phrases faisant monter l'attente de l'auditeur éternellement buttant et toujours buttant buttant toujours buttant et qu'on n'en peut plus de ces notes qui buttent et reprennent et reviennent, éternellement buttantes et se répétant, alors elles changent un peu, ouvrent une porte pour la refermer aussitôt, revenant et buttant et buttant toujours. Leur système joue sur les micro-variations, alertant l'auditeur, mettant son esprit en jeu, augmentant l'attention, se disant toujours "ça change où", cette couture permanente de micro-variations, de la couture, du tricot, buttant, buttant encore... Quasi aussi fascinant que les caravanes de nuages, comme dit l'autre... J'aime bien aussi les bavures de Vitalic, surtout Untight (Petter). Ai-je déjà parlé de Thirteen Senses ? "Contact", c'est aussi bien mieux de Coldplay et cie. Je suis un peu envahi par tous ces excellents groupes, les Guillemots ou Superfamily ou The Bird and the Bee. Je sais bien que mon problème ici, c'est que je ne regarde plus la TV. Je ne connais plus les groupes, leurs têtes ni leurs clips. Je ferai bien un petit tableau avec les pochettes des albums, pour m'aider à m'y repérer. Moi qui était pessimiste sur ce rock depuis des années, j'en suis encore baba, de toute cette charmante invention. Reçu pour mes vacances L'Ile Déserte (Deleuze) et un énorme Quarto sur Foucault. Deux recueils de textes, articles et interviews. J'y joins l'autobiographie de Pablo Neruda (j'ai commencé : c'est fort bon, avec tous les agacements liés au côté précieux du "poète"), une grosse bio de Montherlant, un volume "sur" Deleuze et les souvenirs d'un soldat de Stalingrad. Quelque chose manque, mais quoi ?
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Quand vous rêvez d'être en vacances depuis des mois, lorsque vous y êtes vous êtes, au début, un peu vide et un peu perdu. Tropisme : définir l'instant qui suit la satisfaction d'un désir de situation. Vide, vague déception, peut-être. C'est peut-être aussi l'instant où notre esprit se rend compte qu'il va devoir "chercher autre chose à désirer".
Lectures fructueuses d'été. Le Neruda est fort distrayant, et toujours agaçant. Il semble ne jamais s'arrêter de se trouver formidable. Il connaît tout le monde, a été consul un peu partout, a eu le prix Nobel, ne parle jamais ou presque de ses femmes (nombreuses, il en parle comme si c'étaient de la vaisselle). Et puis toujours, un double côté pataud, car il est évidemment un Grand Communiste Convaincu, et est de même absolument convaincu de la Puissance Terrible de la Poésie... J'ai trouvé Neruda grâce à Jim Harrison, dont je me régale toujours des truculentes Aventures d'un Gourmand Vagabond (hilarant).
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Les vieux se plaignent souvent que les jeunots ne respectent plus l'autorité, mais il faut sans doute reconnaître qu'il y a un poil de progrès là-dedans. Néanmoins (quel drôle de mot, néanmoins), on dit souvent que ça provoque chez eux de formidables colères lorsqu'il sont, un jour, forcés de se plier quand même devant une autorité qui, cette fois, c'est pas papa-maman, ne veut pas négocier : un supérieur hierarchique, ou la Police. Ce qui nous amène à l'idée de la "rebellion inutile" (cf la Figure du "Résistant Mort"). ![]()
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![]() He is in the trees. He is coming... |