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Décembre
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Pour mon Noël, me suis payé une Histoire de New-York, Dans le Jardin des Mots de J. de Romilly (chroniques sur la langue française) et Visite à Godenholm de Jünger. J'ai mis la main sur des textes de Nimier, que je vais survoler ce week end.
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Emmené les filles à un concert (orchestre à vent), avec un peu de tout, dont du Bizet, Bartok et Prokofiev. Comme je le craignais un peu, ça ne leur a fait ni chaud ni froid. Moissonné du Prokofiev, dont je me délecte de la Cantate pour l'Anniversaire de la Révolution, dont le Mouvement II me donne le frisson - surtout avec la réponse du Mouvement IX - surtout par Kondrachine, une version bien ancienne, voilée et mono, parfaite pour cette musique. Virage de bord, avec quelques Cantates de Bach (Leonhardt/Harnoncourt, comme il convient).
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Discuter avec un adepte des conspirations (style : "Le 11 Septembre 2001 a été fait par les USA", ou "Les Américains ne sont jamais allé sur la lune") est épuisant. D'abord parce que le moteur de ces gens est extrêmement puissant : c'est la certitude absolue d'être plus malin que les autres - qui se réduisent à "la masse qui croit tout". Rien ne peut les destabiliser, sauf l'idée que leurs théories sont peut-être véhiculées par d'autres "officiels méchants" comme un os aux chiens et que, surtout, on n'en a rien à battre, de savoir si on a marché sur la lune ou non. Pour m'amuser, je lance toujours quelques hochets supplémentaires (par exemple : la Terre, en fait, est plate). Le "On veut nous faire croire que" est en fait bien naïf, car il signifie bien que quelque part, on s'occupe de vous...
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La salle de bain pleine du soleil d'hiver ...ceci pour la note ironique, bien entendu, hi hi. En fait, je me suis régalé d'un grand bon thé chaud sucré, mais j'ai imaginé qu'il tombait dans l'eau du bain, une seconde de maladresse. Le thé fonçait alors l'eau du bain. De toute façon, lorsqu'on se prépare un moment calme, un ennui ne tarde pas à surgir, comme on le sait.
En buvant du thé
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Pardon pour ces délires confus et ces problématiques ridicules d'homme occidental riche.
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Encore une photo qui va faire réagir quelqu'un que je connais. L'absurdité des photos de nu m'a toujours réjoui. Pourquoi mettre une jeune fille dans un marécage ? Pourquoi lui faire lever les bras comme ça ? Les photographes de nu sont des andouilles, à part quelques génies tourmentés qui ont une intention, comme Newton. En attendant, nous voici avec une demoiselle qui met les bras comme ça, les pieds dans la vase. Vous avez les milles variantes habituelles (se tortiller sur un rocher, faire la bouche sur un fauteuil, etc). Quelle bande de cons. Je regarde, oui, Les Citronniers, et Le Bannissement, et La Visite de la Fanfare. Musique ! Help Me (sur Court and Spark) de Joni Mitchell, plongé dans les années 70. Miam ! Concerto pour Violon de Beethoven : je découvre la version Menuhin/Klemperer. L'un est effilé, précis et sensible, comme au pinceau; l'autre est... architectural, vraiment allemand. Moi j'adore ! Je replonge, avec un Tribute To Joni Mitchell, bien raté (Prince, Björk, qui ne savent faire que "leur truc") ou ridicule (Sarah Mclachlan), mais parfois épatant : Sufjan Stevens qui refait Free Man in Paris (arrangements et mixage épatants). Je déconnecte avec un bon Flac du Voyage of the Acolyte de Steve Hackett, qui fut guitariste chez Genesis. Sur-profusion musicale. On peut y passer du temps en décomposant : analyse de la construction dans le temps, timbres, production, basse, sens du baroque, répartition de l'énergie. Je mets au défi. Non : je demande à un amateur curieux qui ne connaît pas de se taper cet album à fort volume, et en entier, en prenant du plaisir si possible, et en réfléchissant un peu. C'est un peu tératologique, je suis d'accord, cette musique... Pour me détendre les oreilles surchauffées : The Civil Wars (Philip Glass).
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Je réécoute aussi le Black Market de Weather Report, que j'avais en cassette audio. Fabulous ! Fabulouuuus ! J'ai trouvé en flac le Box Set III américain de Genesis, remasterisé : du splendide boulot ! The Lamb Lies Down on Broadway - ce n'est pas mon préféré, mais Carpet Crawlers reste miraculeux - prend un relief étonnant. L'album est curieux car, tout en restant englué dans le rock progressif british baroque et élégant (cf la chanson titre), il quitte la campagne anglaise et ses farfadets pour plonger dans l'urbain. En 1974, ça a dû être un peu bizarre. Reste de sacrés bons passages (In The Cage). J'en profite pour replonger dans Selling England, magnifique avec ce son nettoyé. Quel plaisir !
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Acheté un gros volume : "Les 1001 Oeuvres Classiques" qui faut avoir écouté dans sa vie, enfin, hein, c'est ce qu'ils disent. Je le prends pour ce que c'est : une éventuelle mine de trouvailles. Je pioche. La Sirène de Zemlinsky, du Wolfgang Rihm, du Elgar, un quatuor de Sibelius, ou des choses que je n'ai plus écouté depuis longtemps (Roussel). Je vous ferai part de mes trouvailles. J'y lis que Berg aurait dit : "La meilleure musique est toujours issue d'extases logiques", ce qui me plaît infiniment plus que les sempiternelles phrases astucieuses habituelles, genre Wilde. Les extases logiques. Bravo ! Me régale sur mon iPod avec le Wet Dreams, de The Hot Toddies, comptine plastique à harmonies dangereuses sur double voix, ou le Building And Mountains, de The Republic Tigers, bonne pop astucieuse et douce comme du velours. J'ai aussi aimé rebondir sur le Flamingo (Trentemoller Remix) de Tomboy qui, écouté fort l'hiver, peut vous aider à rentrer plus vite à la maison. J'ignore comme ils qualifient ce truc, cette sorte de machine bondissante farceuse multiple et pleine de bras et de crépitements. Même bazar, en plus abstrait, avec le Toaster de Wishmountain, ou le Aktress, de Qik (si si), visqueux et noir. Partir en folie avec le Stress de Justice (écouter fortissimo), cassé-dramatique, usant et boulonneux - j'imagine bien les gaillards se taper dans le dos en se disant : t'as entendu ça ? On se remontera avec Apparat (Arcadia Boys Noize Remix), puis dans l'acoustique avec le Man de The Bird and the Bee, puis, en final, avec grande pêche, joies chorales et énergie à tous les étages, le Everybody Here is a Cloud, de Cloud Cult. Pour finir, si vous voulez danser dans le noir avec votre aimée, le Hong Kong de Gorillaz. En pleine action, soyez lent et doux, et attentif, et tentez le passage lent de la Sonate pour Piano de Dutilleux, ou si vous êtes moins aventureux mais plus romantique, l'adagio de la 7ème de Brückner. Si si. Vu avec plaisir : Mamma Mia ! En lecture, je m'enquiquine un peu. Je continue les entretiens avec Pacino, picore ici ou là (historiographie, Deleuze, Montherlant). Décidé de lire Absalon Absalon de Faulkner, qui commence comme ça : Je découvre les Symphonies de Carl Nielsen et, avec beaucoup de bonheur, les travaux pour piano et orchestre de Kabalevsky. ![]()
![]() Dans la robe. |