étonne lentement ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
JuilletMon premier vrai coup de foudre de l'année, après quelques bout du Royksopp, c'est le Rykestrasse 68 de Hanne Hukkelberg. C'est simple à décrire : ce serait du Björk réussi, avec un peu la voix de Stina Nordenstam, pour ceux qui connaissent. Une Björk qui oublierait de brailler comme Mireille Mathieu, qui aurait concentré ses idées, et qui connaîtrait le fier principe qui consiste à continuer à inventer même lorsque la moitié du morceau est passée. Mon enthousiasme est grand ! Chaque pièce (à fort quotient de bizarrerie) est cousue d'idées sonores. La petite sait aussi moduler comme il faut. Et lorsqu'un morceau commence à vous agacer (Fourteen), la belle est capable de l'éteindre d'un souffle et d'embrayer sur de la délicatesse moirée, un changement de rythme ou un décollage en fusée complexe. C'est exactement ce que j'adore en pop. Invention, discipline, surprises, mutations... L'album contient quelques sommets : Ticking Bomb, festin pop qui finit en tournant sur du Bach, ou The Pirate, lente envolée kaléidoscopique. A cette hauteur-ci, on n'a que quelques trouvailles par an...
![]() hop
J'écoute avec attention Ghinzu. Trop d'idées. DVD : Watchmen, ahurissant. Je ne comprends plus rien à ce cinéma malin et débile en même temps, révoltant et jouissif, surprenant et bête comme ses pieds, virtuose et con comme tout. Superhéros avec masques en plastique avec un "ton" général adulte, violent, malin comme tout, et des personnages inoubliables (Rorschach, avec ou sans son masque). C'est un peu déstabilisant.
Paul Van Nevel (chef d'orchestre, musique baroque), dans Le Monde, parle des trois niveaux de réceptions possible pour la musique, théorie, dit-il, inspiré d'Umberto Eco : << Le premier est celui d'une écoute spontanée et hédoniste; le deuxième est celui d'une écoute qui cherche à comprendre la nature de ce plaisir; le troisième serait celui d'une écoute de musicien qui saisirait toutes les subtilités. >>
http://www.photo-europa.org/img_all/2009/gronsky/slideshow.html Musique ? Cydalise, de Gabriel Pierné. Un autre photographe : Martin Parr. Cruel, mais pas tant que ça. Me touche car il parle de la désillusion ou peut-être de la résignation. Il paraît que Hegel a une théorie là-dessus, la "conscience malheureuse", heureuse de son propre malheur (Lanzmann en parle dans son bouquin). Le soir, je regarde un épisode (passionnant) de Genius of Photography, de la BBC, sur le thème de la famille ("We Are Family"). Etrangetés. Nan Goldin, Martin Parr, Diane Arbus (et la fête de famille, ou l'enfant à la grenade), Larry Sultan, Cindy Sherman (jouant avec les clichés), Richard Billingham (son père alcoolique) ou les enfants de Sally Mann. Sont analysées très finement les intentions des photographes. Un régal !
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La voix d'Edward Norton. Depeche Mode. "Never Let me Down Again". C'est une bonne chanson pop, voilà tout, avec ce tempo medium comme ils savent faire, un tissage entre lyrisme et précision, et un bon chanteur pour porter la construction, c'est merveilleux. Heureux, je voudrais maintenir. Ashes to Ashes, de Bowie, slippery sounds, mixage parfait et étagé, voix qui mute (comme si des masques ne finissaient pas de défiler sur le visage de Bowie), et final semblable à chez DM, en crescendo entrelacé. Ensuite, les griffures de Scary Monsters. Me fait penser à Frank Black et son premier album soleil. Comment maintenir ? Dave Gahan, Kingdom Booka Shade Club Remix. S. Schuller : 1978.
CD : Concertos pour Piano 2, 3 et 4 avec Firkusny au piano, et Pesek chef d'orchestre. Pas le genre de truc à se vendre comme Michael Jackson, mais bon. C'est coloré et érectile, comme pris d'une fièvre
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