"Géronimo !" ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
OctobreLa bataille la plus invraisemblable de Napoléon : Wagram. Toutes les relations de cette bataille se lisent avec stupéfaction. Passé au second tome des souvenirs de Marbot, officier aide de camp sous l'Empire. Pour m'en distraire, je lis, en riant beaucoup, les souvenirs de Billy Wilder. Trouvé : Le Cri de la Mouette, d'E. Laborit, les Mémoires de Piccoli, un Lacarrière cheminant sur les pas d'Hérodote. Et aussi le DVD de Ludwig, de Visconti. Un nouvel album de Air, habilement fait, mais jamais vraiment épatant.
Alors d'accord, j'écoute Veckatimest des Grizzly Bear, et je m'attendais à un p'tit Radiohead tranquille, j'ai été servi ! "Southern Point", le premier morceau, me donne l'impression que je viens d'ouvrir des vannes, assis devant de gros tuyaux à idées, et que ça me dégringole dessus sans fin. Ayouille ! Stop ! Arrêtez ! J'en suis tout recouvert ! Tout se télescope et se bouscule, ça fait des noeuds partout. Trop d'idées ! Avec joie, mes amis. Quel flot ! Ouf ! Tout à l'heure, en marchant dehors, iPod m'a servi un Ladytron (dont la musique me perturbe ainsi, morceau après morceau : ça ne me plaît pas MAIS y a un truc qui me fait lever le sourcil dedans, un son, la production, une idée), Velocifero, Deep Blue, écouté fort, dont l'intro m'a mis une banane jusque là : trépignements, puis lourd beat, puis grandes nappes de synthé bien plastifiés. Leur texture, leurs variations, leurs basses : quel bonheur ! Ensuite, bon, bof. Ladytron devrait travailler avec M83, ou Richard Pinhas. Les sportifs toujours blessés. Le calme est une bonne discipline. Qui a dit ça ?
Superbe version du premier concerto pour piano de Prokofiev : Argerich/Dutoit. Ah, les escaliers de la fin du second mouvement !!
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
Je cherche dans mon disque dur, pas loin, si je trouve d'autres secondes qui font pop. Je trouve School, de Supertramp, qui commence avec cet appel d'harmonica, puis cette p'tite chanson qui se noie dans les guitares floydiennes et les bruitages de récréation. On semble deviner qu'un ressort se tend. Le génie est de le lâcher dans ce cri d'enfant (1'43") coupé qui lance un passage dynamique vite interrompu : un ressort se retend... pour se lancer (3'15") - écouter la basse qui suit, c'est du beau boulot. Supertramp fut, dans ces années là, un bon modèle de pop basée sur le rock progressif. Les 2 secondes que j'aime dans Farmer, il y en a beaucoup plus dans School, c'est comme un bouquet. Merci pour le bouquet. Pour me laver les oreilles, je prends The Field, qui reprend Everybody's Got To Learn Sometimes, slow de mes 15 ans, et en fait une sorte d'abstraction lyrique, un territoire irisé et frottant, pulsant, bizarre et crissant comme du sucre. Dans Leave It, qui n'est pas si loin des longues plages de Klaus Schulze, il s'amuse à étirer ses textures sans les varier suffisamment, transformant tout ce qu'on connaît de ces musiques (un déroulement de variations dans le temps) en un autre plaisir : de territoire, tactile, texturé. La "musique" a disparu, on doit donc se pencher sur autre chose... Je passe à Michael Brook (Hybrid, avec Eno et Lanois), un délice d'ambient qui me fait chercher Opal (le label) dans Vuze. J'ai trouvé un torrent qui me semble intéressant, s'intitulant, quel programme, Space Heaven White Lights Ambient Mystified Atmosphere. Pour repartir, je me flanque Sonic Youth (Dirty) et pour finir je regarde en 720p le formidable clip de Missy Elliott, Lose Control. On a beau ne pas aimer ce genre de musique, on ne peut reconnaître que les images sont en accord avec ce qu'on entend dans nos oreilles : quelque chose de lourd, pulsant, décadent, sans cesse cassé puis relancé, brisé et immédiatement énergiquement repropulsé. Il y a comme plusieurs morceaux dans un seul, et les idées fusent, fusent sans cesse. Epuisant !
![]()
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
![]()
|