- Nous pouvons nous désengager. - Nous pouvons changer l'organisation ou l'environnement. - Nous pouvons nous changer nous-même. - Nous pouvons endurer notre souffrance. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
OctobreFase, en DVD, chorégraphies de Anne Teresa De Keersmaeker.
Distinguer, me dit-on, entre la création de modélisation, processus intéressant et fructueux, et le modèle lui-même, dangereux et parfois figé. Vangelis, les grondements, les paysages, la lente marche de Chung Kuo (China), la mélancolie électronique de Memories of Green (Blade Runner).
Trouvé deux groupes "à dissonnances", ce qui est trop rare : Bear in Heaven, dont la pop malade me tord les oreilles. Sur Casual Goodbye, la voix passe son temps à s'écarter du mur harmonique. C'est faux, mais avec science, pour que ça fasse du bien quand même. Single du mois ! Autre bon morceau : Lovesick Teenagers, marche tuyauteuse au refrain coloré de traits modulants. Quant à Of Montreal, ils font une pop moins noyée/hantée, mais baroque et foutraque, ce sont des farceurs méticuleux, une belle qualité.
Grâce au don (merci Paypal) d'un lecteur de ces pages, j'ai pu acheter deux compléments de cadeau pour l'anniversaire de L., qui va avoir 12 ans. Merci : l'énergie procurée va circuler...
J'ai fini un livre de Lumley sur les hommes préhistoriques. Ce genre de livre laisse toujours une vibration un peu bizarre en moi : l'envie désespérée de pouvoir aller dans le passé leur montrer des trucs, essayer de faire du feu, ou montrer le principe de l'arc (inventé très tard...). En vrac : entretiens avec Michel Foucault, biographie de Jane Fonda (comme c'est compliqué, une vie de Jane Fonda !) qui servira à mes filles plus tard, je n'en doute pas, toujours Philippe Muray (un enragé pareil, c'est épuisant, et on ne peut lire ça qu'à petites doses). Envie, sur le néo-libéralisme, de me procurer Dardot / Laval - La Nouvelle Raison du Monde. Essai sur la société néolibérale. Je regarde Hélas pour Moi, de J.-L. Godard, qui s'avance avec le style de Godard, qu'on connaît un peu si on accepte de s'y pencher, avec ses plans de nature, ses travellings latéraux, ses mises en mouvement d'acteurs un peu burlesques, le son qui déborde d'un plan à l'autre, la musique "ECM" et des micro-événements, tout le temps. C'est comme pour Boulez en musique, il est facile de se pincer le nez et de dire que c'est n'importe quoi. Il est aussi délectable de tenter de comprendre tous ces codes, de refaire le puzzle, etc. Divers alcools ne sont pas inutiles. Se faire un Godard en sirotant des vodkas.
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