Le début de tout changement, le premier pas,
consiste à mettre fin à une fausse activité
Slajov Zizek


...Underneath a sky that's ever falling down, down, down...



Janvier



Bonne année !

Avant la guerre 39-45, les gouvernements ont fait l'autruche face aux fascismes qui montaient. Aujourd'hui, les gouvernements font l'autruche face aux pouvoirs de la finance. C'est Attali qui dit ça. Je ne suis pas un fan d'Attali, mais je trouve, là, qu'il a bizarrement raison. Si on poursuit le truc, on aboutit aux super-crises, aux révolutions et aux guerres. Tataaaaaaaadaaaa !

Suis replongé dans la composition musicale - GarageBand.

Fini un gros livre sur Stalingrad, que je lis en parallèle avec l'excellent ouvrage de Werth sur la guerre en Russie (Tome 1, les allemands avancent, Tome 2, les allemands reculent).

Toute productivité détruite par un jeu diabolique : Angry Birds.

Vu sur le lit de ma grande aujourd'hui : le câble pour recharger son téléphone portable, un article du Monde sur la collection Saatchi d'Art Contemporain et une affiche qui dénonce le sexisme dans la publicité pour les jouets. Hum. Elle grandit, ma fille !



Here we are
Stuck by this river,
You and I
Underneath a sky that's ever falling down, down, down
Ever falling down.

Through the day
As if on an ocean
Waiting here,
Always failing to remember why we came, came, came:
I wonder why we came.

You talk to me
as if from a distance
And I reply
With impressions chosen from another time, time, time,
From another time.

Brian Eno : By This River



Si je garde Chalamov pour des hivers plus durs, j'ai remarqué que je lisais des trucs sur la guerre pendant les périodes où je suis "tombé de cheval". Pourquoi ?

Ici, c'est Staline qui me trouble. Quel animal fascinant ! Les textes de Churchill (ou même de De Gaulle, qui l'a rencontré plusieurs fois) sont magnifiques. L'homme apparaît comme un monstre, intelligent, énigmatique, ferme, manipulateur, diabolique, un redoutable interlocuteur, extrêmement attentif. Il "fout les jetons", comme dit l'autre.

Revu, du coup, par bribes, Requiem Pour Un Massacre. Eprouvant, affreux, superbe. Le film se termine par un portrait d'Hitler enfant, avec sa mère. La maman d'Hitler (tapez "Hitler's mother" sur Google Images) avait un visage de fantôme...



Vu Tamara Drew, bien dirigé et artificiel - et cousu de symboles sexuels cachés (ou moins : explosion de bouteille de champagne). Faut-il lire la BD ? Trouvé aussi Undertow, ce genre de film qui ne sort pas en Europe, avec l'acteur de The Social Network. J'adore la pochette du DVD de ce dernier film. L'acteur nous regarde, il semble nous prendre à témoin, ou nous reconnaître... mais il est au milieu d'une effusion de joie. C'est diabolique. J'adore cette photo.



Par contre - mais d'où vient cette mode stupide ? - je hais ces "affiches" de séries TV sur lesquelles les acteurs regardent le photographe. C'est d'une idiotie sans nom, qui me donne le vertige. Voici des milliers d'exemples : http://avaxhome.ws/video/series .
Pourquoi faire ça ? Vous imaginez l'affiche du Parrain, avec Pacino et ses collègues en rang d'oignon en train de nous regarder ? Et Les Raisins de la Colère, ou Citizen Kane ? Tout l'équipage d'Alien ? Ha !
Pourquoi faire ça ? Par paresse, car les autres le font. Par commodité, pour que les gens reconnaissent les acteurs. Par empathie et distanciation brechtienne : "Nous ne sommes que des acteurs". Par manque de moyens. Par manque d'idées.
C'est tout le contraire de l'affiche de The Social Network. L'acteur croise notre regard au milieu d'un événement. C'est terriblement différent. C'est comme le regard de la fille dans Monica, de Bergman, qui nous "prend à témoin"...




Février













jeanpascal@wanadoo.fr