Now days are dragon-ridden, the nigthmare rides upon sleep
W. B. Yeats


Many ingenious lovely things are gone



Mars



Encore et toujours, malgré le flux énorme des "informations", le meilleur site que je connaisse pour avoir une idée de ce qui se passe au Japon : http://www.boston.com/bigpicture/

Je lis Love Boat, des nouvelles de Fitzgerald, avec bonheur et jubilation. Aujourd'hui au soleil, commencé L'Amour et Autres Démons de Gabriel Garcia Marquez, baroque, sophistiqué, culotté, foudroyant. Me suis commandé un gros "Bouquins" sur Richelieu.



Trouvé ce texte de Deleuze sur http://www.lieux-dits.eu/Correspondances/deleuze.htm

"Peut-être toute réflexion sur le voyage passe-t-elle par quatre remarques, dont on trouve l'une chez Fitzgerald, la seconde chez Toynbee, la troisième chez Beckett, et la dernière chez Proust.

La première constate que le voyage, même dans les Iles ou dans les grands espaces, ne fait jamais une vraie "rupture", tant qu'on emporte sa Bible avec soi, ses souvenirs d'enfance et son discours ordinaire.

La seconde est que le voyage poursuit un idéal nomade, mais comme voeu dérisoire, parce que le nomade au contraire est celui qui ne bouge pas, qui ne veut pas partir et s'accroche à sa terre déshéritée, région centrale (aller vers le sud, c'est nécessairement croiser ceux qui veulent rester où ils sont).

C'est que, suivant la troisième remarque, la plus profonde ou celle de Beckett, "nous ne voyageons pas pour le plaisir de voyager, que je sache, nous sommes cons, mais pas à ce point"...

Alors, quelle raison en dernière instance, sauf celle de vérifier, d'aller vérifier quelque chose, quelque chose d'inexprimable qui vient de l'âme, d'un rêve ou d'un cauchemar, ne serait-ce que de savoir si les Chinois sont aussi jaunes qu'on le dit, ou si telle couleur improbable, un rayon vert, telle atmosphère bleuâtre et pourprée, existe bien quelque part, là-bas.

Le vrai rêveur, disait Proust, c'est celui qui va vérifier quelque chose."

    Gilles Deleuze : Pourparlers







...la crainte bourgeoise de laisser en soi les contraires s'entremêler...
Michel Leiris

Fini le Garcia Marquez, redoutable, grandiose, malade et foisonnant. Commandé une bio de Fitzgerald et un Magazine Littéraire sur lui. Les nouvelles sont parmi les meilleures que j'aie lues...

Vu Red, bête, mou mais sympathique, Skyline, terriblement mauvais, raté, nul, une honte, Unstoppable, du pur Tony Scott, nerveux, vibrant, du bon film d'action.








Avril




O you will take whatever's offered
And dream that all the world's a friend.
Suffer as your mother suffered,
Be as broken in the end.


Yeats





jeanpascal@wanadoo.fr