Within my reach !
I could have touched !
I might have chanced that way !
Emily Dickinson



Supposing no one asked a question. What would be the answer.
Gertrud Stein




Juillet



Je lis donc, simultanément, le pavé sur la Révolution Française de Tulard, pratique avec dictionnaire et chronologie détaillée, et le texte de Michelet, d'un lyrisme éperdu, tellement loin de notre époque. En compulsant l'article correspondant dans l'Universalis, je souris en me rendant compte que l'auteur en a profité pour faire, en fait, une historiographie de la Révolution, c'est à dire une "histoire de l'histoire". J'avais eu la même idée, car j'ai deux volumes sur ce sujet à côté de mois - mais leur chronologie suit les historiens, et pas les dates historiques, ce qui m'embête beaucoup.

En même temps, je déguste à petites gorgées le Marilyn Monroe de Anthony Summers. Comme toujours dans ces cas-là, le personnage apparaît encore plus "incroyable" que ce qu'on pensait... Bouleversant. Vraiment.

Je me suis payé mon premier téléphone mobile, comme on dit. Passage de la ligne : celle à partir de laquelle le fait d'en avoir un a plus d'avantage que non. Bref, un petit Android (Defy, par Motorola - j'ai un truc de loyauté avec Motorola, un petit scarabée que j'ai adopté tout de suite). En plus des fonctions usuelles, pouvoir lire un bout d'Esope, un article sur Gertrud Stein, un dictionnaire Deleuze... en anglais. Certaines applis vraiment épatantes, comme Pulse, ou le lecteur Aldiko et son magasin fabuleux de livres dans le domaine public - textes de 1793, du Barbusse, etc...

Bref. Je me suis vite retrouvé à faire des faux polaroïds et avoir envie de les envoyer quelque part. Je ne sais pas comment procéder. Twitter m'agace par son côté "il faut suivre", et en m'inscrivant sur Facebook, pour voir, je me suis vite retrouvé interloqué par l'absence (ou la complexité pour le faire) de séparation entre les "amis". Je me voyais bien poster des trucs pour les lecteurs de la maison-page, les lecteurs et lectrices de la maison-page que je connais, ma famille, quelques collègues, des amis, etc. J'ai observé ça de près et en ai conclu que Facebook n'est vraiment pas pour moi.
Et à ce moment-là, Google sort un Google+ (mais il faut des "invitations" car c'est en béta-test) qui justement semble être un réseau social avec des CERCLES. Voilà qui me donne envie d'essayer.
En attendant, où poster des photos, quand je suis dehors ? Picasa ? Je teste et ça me plaît beaucoup...
Oui, mais alors où et comment parler de cette vidéo "pas officielle" de Royksopp ? http://youtu.be/dF8ojPeSo3s?hd=1



Je sais pas si ça me poussera vers autre chose, mais j'essaye :

http://jrobocat.blogspot.com/





Un été pluvieux, il ne manquait plus que ça, dit-il.

Sur mon balcon, sous un ciel gris bruineux, je lis un texte sur le structuralisme, dans l'Ile Déserte, de Deleuze. C'est difficile, mais je trouve des crépitantes étincelles.

J'ai donc un téléphone portable, un mobile, un cellulaire, disent nos cousins. Je n'aime pas les téléphones, et j'ai du appeler trois personnes en un mois de temps. C'est, en fait, un vrai petit ordinateur portable connecté, c'est pour cet usage que je l'ai pris.

Un petit Defy, de Motorola (c'est un point de loyauté pour moi : cette compagnie a fourni Apple pendant des années), tactile sous Android. Un iPhone, c'est trop cher pour mes finances, alors me voici avec un système d'exploitation Google. J'ai décidé de "jouer le jeu", créé une adresse gmail, un blog de photos prises avec mon mobile (bon, je m'amuse, hein, je suis pas photographe non plus) http://jrobocat.blogspot.com/, j'ai ouvert un compte Google+ (c'est du Facebook mais avec ce qui me manquait : les "cercles"), et utilise Google Reader pour suivre les flux RSS.
Je découvre, un peu comme un enfant, les possibilités de tout ça, uploadant des photos sur le blog... assis dans l'herbe, m'agglutinant autour des "points wifi" avec mes congénères, comme des bêtes autour du point d'eau, et m'émerveille des talents des développeurs. Le journal The Guardian qui charge les articles quand il trouve du Wi-Fi, ou à heures fixes, l'interface rigolote de Pulse, la tranquille élégance de Slide Note - même si Catch.com est plus complet - la perfection de PowerAMP, les bricolages photos que permettent FxCamera et Retro Cam (et son temps de développement !), la beauté du petit Random Factor MahJong, et tous ces petits "readers"...

Comme un "fait exprès", au moment où je goûte vraiment la liberté qu'apporte mon Motorola sous OS Google (contrairement à l'iPhone, je peux ajouter ou changer ma carte mémoire, je n'ai nul besoin d'iTunes pour faire quoi que ce soit : mon mobile se connecte en USB et monte comme un disque dur, j'ai une batterie de rechange dans ma poche quand la mienne faiblit), Apple sort Lion, un système d'exploitation qui m'agace sur plein de points (c'est bien la première fois). Continuons : Safari ne veut plus se lancer chez moi, et plante au démarrage. Je change donc pour... Chrome, qui se porte comme un charme, est vif comme tout et est pluguable comme j'ai besoin (adblock...). C'est assez troublant. Mais je ne me vois pas avec autre chose qu'un Mac.

Question tablette, du coup, je me questionne. Le Xoom de Motorola devient bien plus attractif pour moi avec son écran large. J'attendrais bien la génération suivante, plus puissante et moins chère (?), mais j'apprends qu'ils vont faire une tablette 4/3... comme l'iPad. Ou comment faire ce qu'il ne faut pas faire...



Rock Prog : j'écoute le dernier Phideaux (Snowtorch), immédiatement satisfaisant. Longs morceaux à la Pink Floyd, avec un côté tenu, organisé et très "clair", qui fait du bien partout.





A une heure du matin, je feuillette le Charles Danzig sur la littérature française, apprécie grandement l'article sur Leconte de Lisle (ce Danzig, je me moque bien de savoir ce qu'il vaut comme auteur de roman, mais c'est un excellent critique, vraiment doué pour présenter, expliquer, décortiquer avec toutes les nuances nécessaires). Sur mon portable, je m'aperçois (avec l'excellente application Aldiko) que Leconte de Lisle est dans le domaine public, télécharge deux volumes, en profite pour ramener aussi un peu de Proust, le Roland Furieux, Justine (Sade), L'Unique (Stirner), Le Feu (Barbusse). J'en ai profité pour installer un équivalent en anglais, "Kobo", une merveille d'ergonomie, un reader sur lequel j'ai downloadé tout de suite les poèmes d'Emily Dickinson.
Difficile de vraiment lire sur un écran de téléphone, mais tout de même, il m'est arrivé d'y plonger...




Août




Le beau temps est la proie du vent



comme ça ?

jeanpascal@wanadoo.fr