The Air is chewy
Water me



Vaisseau



Septembre




Après-midi de septembre sur un balcon, à regarder les nuages jouer avec la lumière du soleil, lire un peu, dormir un peu aussi, sentir l'air doux d'automne et le temps qui passe vraiment lentement. C'est presque totalement se retrouver en enfance, je trouve.

Dans Google+ je suis noté "JP Robocat". Je vous invite à tester tout ça. Ce sera un peu le "réservoir de liens" de la maison-page. Pas question d'y raconter ma vie ou de montrer des duck-faces de mes nièces, mais quelques photos, des clips ou des pages trouvées.

Pour les photos que je prends avec mon mobile, j'applique le principe de Yoknapatawpha, qui dit qu'il faut utiliser maintenant ce qu'on a sous la main. Je prends presque toutes mes photos lorsque je vais travailler (à pied), et ne vous attendez pas à un reportage sur la pêche au silure en Bosnie orientale. Je les mets sur PicPLZ, c'est souvent très naïf, et ça m'amuse beaucoup. Parfois, j'en colle deux ou trois dans Google+, donc. Si j'étais encore actif artistiquement, je ferais des musiques à partir de mes trios de photos.



"Caaan you feeel the looove toniiiight", braille Elton John, et c'est un cas remarquable de crétinerie parolesque. A qui oserait-on tenir ce discours ? Et qu'est sensé répondre l'autre ? Yes ? Me too ? I do ? No I can't ?

Par hasard je tombe sur le "journal" en photo sur PicPlz d'une jeune américaine mangeuse de viande et de bières (http://picplz.com/user/wendyreed/), dont je ne peux me détacher pour plein de raisons, son humour sec, ses expressions US que je ne connais pas ("The air is chewy/water me"), son côté "je me fiche bien de paraître", son univers "bricolage, steacks géants, baseball et fuck-you-I'm-in-a-bathroom" !



Sur un bon site sur la photo, Lense, quelqu'un a posté un "billet" contre les "tablet shooters", c'est à dire les gens qui font des photos avec leur iPad ou d'autres tablettes (ici : http://www.lense.fr/2011/08/29/tablet-shooters-le-comite-contre/ ). Beaucoup d'agacement à lire ça (même si je ne prends pas de photos avec ma tablette), puis beaucoup de jubilation. Mais pourquoi ? C'est la jubilation de l'amateur bricoleur qui se fiche bien de l'opinion du connaisseur qui vient l'agacer. Celui qui photographie des feuilles mortes avec son iPhone, colle un filtre "faux HDR" en deux secondes puis l'uploade sur Instagram, et bien, il emmerde le Nikon intégriste avec ses zooms à 20 Smics qui vient le chatouiller sous l'omoplate en affirmant doctement que tout de même un iPhone ça n'est même pas un vrai appareil photo. On peut généraliser à beaucoup de domaines. Les tablet-shooters, je les aime bien moi. Ridicules ? Et alors ? Le conducteur de 4L pète au nez du conducteur de Ferrari. Prout. Voilà pour lui. Il n'à plus qu'à râler dans sa Ferrari, et voilà pour lui.
En résumé, donc : hey, les pros, laissez donc tranquilles les amateurs ! Vous vous voyez, amateur de Proust, expliquer aux lecteurs de mangas que c'est pas du Proust ?

Ça ne risque pas de m'arriver, moi, de prendre des photos avec ma Xoom, puisque ma tablette à moi, elle n'est que Wi-fi, alors je ne peux pas m'en servir dehors, na. La Xoom, je l'ai tout de suite adoptée. Je lis des BD, je joue à Angry Birds et à Field Runners, je regarde YouTube avec les filles, passant de Suzanne Vega à la vie à Singapour, tranquillement, au creux de mes mains. J'adore le concept. Donc me voilà Motorola, tablette et phone.

Je lis Le Moment Philosophique des Années 60, ça me fait réviser Deleuze, le structuralisme et Derrida.



En BD, tout me tombe des mains, sauf Sambre, de la trilogie ampoulée dramatique, mais avec beaucoup de talent. Autres BD : Arctica (un certain talent "graphique", se lit comme un regarde un Michael Bay).
Abandonnées en cours de route : Black Hills (trop figé), Chrome (pfff), Ciel en Ruine et ses avions, Dexter London (délirant), Drain avec son esthétique mangagothicofloue qui parfois ne manque pas de panache, El Perdicion (graphisme beurk), Fog (originalité et aisance magnifique du dessinateur, Bonin).
Je garde : Green Manor (histoires astucieuses à la Sherlock Holmes, et un graphisme que j'adore). L'Ecole Capucine m'intrigue beaucoup, est superbement dessiné, mais finit par me lasser avec son scénario tortueux. J'adore ce qu'on y fait avec la couleur. La Confrérie du Crabe, c'est vraiment trop affreux, mais mise en scène et ambiances sont vraiment passionnantes.
Commencé : Le Feul, et Le Fond du Monde.

Dusk, un cas particulier : je n'aime pas ce mélange épuisant de naïveté dans la mise en place (décors maladroits, cases trop serrées, mal fichues, aquarelle pas adaptée) et du talent expressif manifeste qu'on sent dans les visages, le travail intéressant sur les couleurs. Les philosophes doivent avoir une façon de parler de ça, une combinaison artistique de grand talent ET de maladresse.



Lu au soleil, le chapitre sur la Tragédie de Deleuze, sur Nietzsche, épatant de maîtrise et d'invention, crépitant d'idées. Un bolide, Deleuze, quand il s'y met...

Délices du "post PC", avec Dropbox, invention simple et diabolique, immédiatement indispensable. Si vous découvrez et que vous vous voulez vous inscrire (gratuitement pour les premiers Go), demandez moi : le parrainage apporte quelques octets de plus pour le parrain :-)

Les astuces pénibles dans la création artistique, à lister. 1/ La petite astuce (exemple : on filme quelqu'un qui marche à l'envers en ville, au milieu des gens, puis on inverse le sens des images : la personne devient alors la seule "normale" au milieu de foules marchant à l'envers) 2/ Le "gothic burtonian shit", moule confortable avec habits noirs, brouillards, arbres tortueux, ruines, poupées lugubres et visages étranges 3/ La paresse du "visage étrange", justement, manipulé, ajouter des yeux, des cicatrices, pousser ou retrancher tel ou tel élément. Impact immédiat garanti, sans beaucoup se fouler (Googler "weird face art").








Octobre




September's here again



comme ça ?

jeanpascal@wanadoo.fr