Mardi :
Blink 182 - Buddha - 04 - Fentoozler (Buddha Version), joue fort et vite, mais n'a aucune saveur : du travail de gamin qui fait du boucan. Risible et même pas bourrin.
Matchbox20 - RealWorld trouvé en cherchant Peter Gabriel et son label. Du rock inutile, typique, avec un chanteur, des guitares et tout le bastringue, et c'est toujours le même morceau, on dirait, depuis des décennies. Absolument vide de tout. Quelle ennui !
Etienne De Crecy - Prix Choc, boucle samplerisée mise en rythme, et quelques pointes (voix qui font "one !") deci ou par-là. Genre "je me foule pas". Le monde est mal barré, je vous dis.
Etienne De Crecy - Rhythm & Beat et basse grasse. Même topo. Débile, au sens premier du terme. Et scandaleux.
craig armstrong - Canto, dont on voit bien le propos. Une rythmique beatbox et des langueurs instrumentales, un piano romantique, des cordes "sensuelles", quelques "envolées" habitées d'une curieuse voix de castrat. C'est naïf et plan plan, mais avec bonne volonté, et on sent qu'il y a du travail. Pas mal, hein...
Craig Armstrong - Sly II, exercice pour cordes d'orchestre, vraiment maladroit, mal foutu, beurk. Pète plus haut que son cul et se prend pour Phil Glass.
Nirvana - Lithium me fait bien marrer avec son refrain ("yeah yeah yeah" sur des guitares). En trois secondes on sent qu'ils sont musiciens, c'est à cause de cette ligne mélodique un poil tordue. Ce qui devrait être le service minimum du rock devient, dans l'époque, quasi-magique. Y-a-t-il un proverbe pour ce principe ? "Quand c'est la merde qui prédomine partout, le moindre trait d'invention devient extraordinaire".
Nirvana - In Bloom est comme calqué sur le même principe. Le travail mélodique est juste assez "bizarre" pour que des reflets apparaissent, et l'oreille se dresse ("tiens, des mecs qui savent ce qu'est une gamme ?????"). Bon.
Request : Foo Fighters.
Propaganda - A Secret Wish (Island US version) - 04 - Duel, marre des guitares. Frappant comme ce "son" est unique, et propre à ZTT (Frankie Goes to Hollywood, Art of Noise) : extrême sophistication des arrangements et de la production, une vraie dentelle où les idées foisonnent discrètement. C'est presque une science : écoutez au casque, fort, c'est un vrai fourmillement, le tout très aéré "étagé", orchestré, le tout avec l'air de pas y croire trop, une voix incroyable et un break rigolo.
Request : Underworld.
Prodigy - Out Of Space (Techno Underworld Remix), beaucoup d'agitation et de bruit pour pas grand chose. Hystérie rythmique marrante, et break spatial foutraque. Ouaips...
The Chillout Session - Ministry of Sound - Disc 2 - 09 - Alex Gopher - The Child, belles trouvailles autour de la voix de Billie Holiday (?), mais ça veut pas décoller.
indochine - jai demande a la lune, quel drôle de morceau ! Produit comme dans une boîte en carton, l'harmonie en est immédiatement captivante, ondulante, insaisissable ("Quel est le secret ?"). Je suis hypnotisé et ravi. Bravo !
Ministry - New World Order est rigolo. Martèlements, rapidité, lourdeur des rythmes, aboiements divers, riffs, voix forcée d'outre-tombe, saturation. C'est toujours la même rengaine. C'est amusant, parce que TOUT semble conjugué pour agresser l'auditeur (et pourquoi pas, après tout) SAUF le travail harmonique (qui pourrait être terrifiant, juste par l'atonalité par exemple, ou les clusters "paquets de sons"). Ici, c'est du niveau pom pom de la Compagnie Créole. On dirait un char d'assault qui ne sait pas qu'il peut rouler ou tirer des obus. Pitoyable.
Nick Drake - Things Behind The Sun dont le principe fondateur semble être le souffle et la tranquillité. Juste une voix et une guitare. Le changement entre couplets et refrains est bien charmant. Musique de clairière, un peu tristounette.
Red Hot Chili Peppers - Give it Away, l'impression d'avoir affaire, enfin, à des grandes personnes. Le chanteur est bien comme tout, jouant très finement du côté incantatoire. Mais la basse est diabolique (il est fou lui ou quoi ?), sachant disparaître pour transformer le bois en paille. Le guitariste est animé d'une vie propre. C'est bien comme tout, et le pompon, c'est les quelques breaks instrumentaux à guitare inversée. Chapeau bas !
Samedi :
Craig David - Once In A Lifetime, propre comme un sou, avec un poil de soul (voix), aucun goût, malgré un set de percus habile et une production limpide.
Craig David - Seven Days me fait penser à Chapman ou Womack (requests !). Joli travail vocal, mais je m'ennuie vite...
De La Soul - Me, Myself, and I a plusieurs atouts, son côté festif, tranquille et pas sérieux, "dégagé", ses arrangements psychés farfelus, son balancement rythmique caractéristique.
Request : Moloko.
Depeche mode & Prince - when doves cry (Fatboy slim remix), intitulé invraisemblable. La chanson de Prince semble nager dans une forêt rythmique pulsante. Pas de Depeche Mode, et c'est un peu longuet. Bon.
Eminem - The Eminem Show - RETAIL - 05 - Square Dance, on va essayer de se réveiller. Ce mec a vraiment quelque chose. Sa voix semble plastifiée, tendue. Tout ce qui est autour semble vivant, grouillant, méticuleux, organisé. Le rap a l'habitude de m'emmerder, et je me fiche bien de ce qu'il raconte, mais il y a ici un certain pouvoir de fascination, y compris dans le "flow" (qui est visiblement très travaillé). Se démarque immédiatement de la soupe quotidienne.
Tasmin Archer - Sleeping Satellite, tube instantané. Voix limpide, production chaude (basse/batterie !), mélodie vocale à siffloter, pont instrumental rigolo avec orgue jubilatoire (écoutez la basse qui rebondit là dessus !), et structure en légère pente crescendo (arrivée du tambourin, gimmicks vocaux en final). Classique, mais diablement.
Moby - Star Wars (Trance Remix), c'est Moby qui ose ??? M'étonnerait... Mix vulgaire et pas malin d'un bout de musique. C'est laid, évidemment, mais surtout intéressant à ce point de vue : c'est une tentative de mêler une musique simpliste, pauvre et poum poum avec une phrase orchestrale proportionnellement beaucoup plus complexe, ici toujours répétée. La différence de "stature" saute aux yeux immédiatement, et donne envie de fuir en courant, comme si deux gosses de 5 ans entreprenaient de mettre en scène la Divine Comédie de Dante. Pitié !
RAVE - TRANCE&TECHNO _Dj Quicksilver - free (club mix), si je lis bien : "Joueur de Disques Vif Argent : Libre". On peut s'interroger sur le fait de répéter le mot "libre" sur des rythmes simples. On s'assume, ici, monsieur. Tout est simple et bête, et on obéit à tous les codes : rythme boum-boum, rafales de caisse claire, micro-mélodies qui tournent, absence chronique de développement, c'est bien plaisant quand même, et joyeux, malgré d'honteuses fautes harmoniques sur la fin (beurk !!!). Bon esprit !
Vengaboys - Boom Boom Boom (Techno Trance Dance Mix), ridicule, dansant et rigolo ("Boom Boom Boom Boom/I want you in my room !"). Youpi !
Paul Oakenfold - Final Fantasy - Set me free (trance mix), tous les codes de la dance sans beaucoup d'idée. Plan plan !
Coldcut & DJ Krush - Creatures, un grand vide planant et rempli de bruitages, et au milieu, un grouillement hyper-rapide rythmique. Encore des qui savent pas pourquoi ils font de la musique ;-) !
Vengaboys - We Like To Party se veut fun mais l'est pas. Et puis moi I don't like to party. Never.
Britney Spears - I love Rock and Roll est une catastrophe, car tente de marier "hymne guitare bourrin" avec les manières (Britney qui soupire comme Michael Jackson) et des scratchs (???). Idiots !
Britney Spears - Overprotected, couplet : sans queue ni tête, refrain : bof. Cette voix manque de tout, malgré tous les efforts des metteurs en son. Joli break. Poubelle.
Siouxsie and the Banshees - Spellbound est intéressant pour son travail rythmique, qui joue avec la surtension et la "saturation d'événements", un peu comme si les mecs avaient trop bu de café pour une chanson en tempo-moyen. Le bassiste est risible.
Siouxsie & the Banshees - Israel est porté par des couplets harmoniquement flous, ce qui est passionnant. Tout est un peu bancal, dépouillé, et le bassiste devrait être fessé. On dirait une répétition saoûle. Joli break, qui fait naître les choeurs, qui hantent tout le final.
Siouxsie and the Banshees - Peekaboo est diablement réjouissant pour son aspect "fête noire" polyphonique : autour d'un rythme presque folklorique dansent lourdeur et incantations, danse et rigolades d'enfants fous et marionnettes déglinguées. Je suis un peu frustré par le sur-place du tout (il faudrait une noyade orchestrale, pour finir), mais j'admire l'intention.
Dimanche :
My Bloody Valentine - Sometimes est construit originalement : une voix nuageuse noyée dans une guitare lourde et graisseuse, une simple guitare rythmique acoustique, et des claviers en brouillard. C'est un peu facile, mais harmoniquement plaisant.
kate bush - wuthering heights, la magnifique intro de ce morceau est témoin d'une époque révolue (celle des musiciens ?). La mélodie vocale (mêlée à celle du piano) est jubilatoirement compliquée, un vraie bonheur. Ensuite, c'est bien pâteux : la batterie est patapoufesque, y a trop de reverb, le refrain est bien bêta, les violons submergent tout, et Kate est bien exaspérante, on a mal à la gorge pour elle. Mais cette intro, haaaaa...
Lundi :
Eurythmics - Here Comes the Rain Again, dont le principal trait semble être le "mix" entre les sons new-wave et un orchestre à cordes. Mais il y a quelque chose d'autre, difficile à définir, ou à trouver dans les ingrédients. Un côté lyrique et désinvolte à la fois, quelque chose de voilé. L'intro est significative, qui mélange pizzicatti et séquences électroniques.
Tangerine Dream - Outland déroulement froid et technoîde de choses dreamesques. Peu de substance, mais quelques belles couleurs, et un talent pour l'astuce (temporelle, par exemple) qui procure du plaisir.
Plaid - Not For Threes - 01 - Abla Eedio utilise la même palette de timbres, mais est plus abstrait mélodiquement. Recette : rythmes bondissants et tranquilles, et bouts de mélodies découpées, étranges, refusant de se "développer", de bouger ou de dire quelque chose. Très joli sens de l'espace sonore, dans cette immobilité électronico-tranquille. On se fait suer quand même un peu.
Tangerine Dream - 04 - Ride on the Ray, vraiment laid et ridicule, mélodies bébêtes, solo de guitare stupide, rythme simplet. Beurk. La honte !
New Order - Get Ready - 01 - Crystal est surprenant par sa longue mise en place, à plus de 2 minutes du début, c'est encore en train d'enfler. La musique en elle-même est bien quelconque, mais j'apprécie leur manière de littéralement remplir l'espace de sons. La basse mélodique fait toujours merveille. Tout le final est tranquillement parfait.
Dance,House,Techno - Blade Soundtrack - New Order Confusion - Pump Panel Remix, un remix de Confusion ? Ce sont des recettes bien classiques, des déroulements rythmiques à saturations, une structure en escalier pour relancer la machine toutes les deux minutes. Bien ennuyeux.
subatomicglue - globalenemy - [02] lagoon, construction progressive variable autour d'une mini-mélodie qui monte en trois notes sur une mesure et descend en trois notes sur une autre. Il y a quelques idées deci-delà (en particulier, dans l'utilisation des rythmiques (doubles-croches, timbales !)). L'auteur n'utilise jamais de variation mélodique. Après de longues minutes, on est toujours exactement au-même endroit. Vacuité.
Peter Gabriel & Afro Celt Sound System - When You're Falling, sans aucun intérêt.
Oasis - Champagne Supernova, ça se traîne, paresseusement. Pouf pouf.
Mercury Rev _ All Is Dream, voix perchée et maladroite, dans le style d'un certain Neil Young, musique genre slow de Barclay James Harvest, entre piano Elton John et grandes envolées de violons. Choeurs angéliques en conclusion. C'est ridicule, ou c'est comique (ou j'ai rien compris, je connais la musique).
Tindersticks - Tiny Tears, grosse voix de coton tremblé, musique minimale qui s'enfle en orchestre à cordes. C'est bien plaisant, tout ça !
Pink Floyd - Time, dont la mise en scène sonore m'épate toujours (par exemple, après les bruitages du début, la façon dont la musique se place autour du tip-top central (toms, heart bips, synthé grave bi-note, clavier aigu, e-piano droite, guitare gauche)). Après, c'est... euh... je m'ennuie.
09-Narcotic de Methods of Mayhem. Enorme beat et avalanche de samples. Et alors ?
Mardi :
Kings of Convenience - I Don't Know What I Can Save You From (royksopp remix) (1), étonnante fusion d'une chanson folko-mélodique à guitare sèche et d'une rythmique habilement électronifiée. Chanteur discret à la Nick Drake, mixage délicieusement "mat" (avec un curieux son de mer en décor épisodique) et final envolé en apesanteur. La bonne surprise du mois...
g a battle, losing the war, même groupe (titre coupé, visiblement). Voix tranquille doublée et guitares douces en arabesques. De la tenue (de la retenue ?), univers de bois et de soleil, excellement mis en place (les percus n'apparaissant qu'à trois minutes du début).
11 Kings of Convenience - Quiet is the New Loud - 11- Passenger est construit sur quelques accords bizarres. Morceau qui ressemble à une horloge : lent, boisé, balançant. On dirait qu'ils l'ont laissé en plan, en brouillon. Ouaips...
fat boy slim - rockafellerskank ou fat_boy_slim_-_funk_so_brother, musique de vandale, rigolote et surpuissante. Je retrouve l'esprit des vieux Art of Noise : on sample n'importe quoi, on s'amuse, on sur-équipe la rythmique, on trafique comme un fou savant, en coupant et en collant, en jetant les idées comme pour dix morceaux, et on assume en disant "vous allez voir un peu". L'atout du résultat, c'est l'exagération, la saturation par sur-équipement, ça fait rigoler l'auditeur comme on rigole devant une peinture de Simon Bisley. On se dit "Il est FOU ce mec !". Chapeau !
Page web à faire : Simon Bisley et Fat Boy Slim (il faudrait trouver la même énergie au cinéma : Tsui Hark ?).
Mercredi :
aphex twins - windowlicker est remarquable pour son ambiance mi-machine mi-organique. Pourtant la recette est simple : une rythmique qui foisonne, se développe et meurt, qui mute en permanence, et des samples de machine-voix qui chantent comme dans un rêve malade. Etonnant, ce sens de la "mutation permanente". Ainsi, on ne revient jamais dans le morceau à quelque chose de déjà entendu (alors que dans la techno on fait justement le contraire, répétant toujours le même truc jusqu'à la nausée). Troublant !
Derrière, j'écoute des tas d'Aphex Twins, rigolos mais vite barbant. Un côté savant et sec.
Soirée techno ? C'est que je bosse sur Technoperte, moi !
(Carl Cox)-Phuture 2000 commence mal, et bêtement. Le gars sait construire des "choses rythmiques" (gimmick balançant assez bien vu), mais n'en fait rien du tout, voilà. Encore ce sentiment que voici la rythmique d'un morceau, mais que le morceau reste à faire. Zéro.
BT- Remember. Paul van Dyck.(remix), du planant mixé un peu techno. Quel ennui !
Fluke Atom Bomb, de la force, mais bien pas d'idées, pas de danger. Je dors.
Crystal Method_High Roller tourne dans le vide avec des sons graisseux et une rythmique différente. Ennui total.
Hooverphonic-A_New_Stereophonic_Sound_Spectacular-11-Inn~B44, on voit bien le truc et l'astuce, à la Massive Attack, une rythmique balançante et une voix de fille tellement fragile. Joliesses partout (orgue flottant, flûte en arabesque, break en noyade). Mignon, mais bon, hein...
DJ Micro - BT- Godspeed, "grand déroulement techno" qui tente d'avoir un peu d'ampleur. Des breaks, des voix de filles samplées, des reverbs pour faire spectacle, mais une construction maladroite, et surtout un sens mélodique risible, d'un niveau maternelle (il n'y a quand même que deux accords, toujours répétés, sur près de 8 minutes de musique !). Poubelle !
Genesis - Land Of Confusion explose sur une intro bien enlevée. Le refrain est lamentable avec son Collins braillard, et le couplet est pareil, bien que le passage de l'un à l'autre est toujours un p'tit bonheur. On retiendra une basse électronique bien claquante et bondissante, un riff récurrent rigolo, un break très surprenant situé sur un autre plan. Beuh...
01 Orb Little_fluffy_clouds, une fille parle du nez, et on en fait un morceau sur deux accords. C'est rigolo et plaisant (en particulier grâce à cette double-boucle de guitare à la Robert Fripp), mais très paresseux, facile.
Jeudi :
Police - Spirits in the Material World, déconstruisons : suite d'accords descendants, basse bizarre, voix multipliée et en pointillés, refrain sec, arrivée délicieuse d'un e-piano en gimmick répétitif. Instantanément magique.
Thievery Corporation - The mirror conspiracy, rythmique boisée et mixée mate, chanson nullissime. J'en écoute d'autres, tous caractérisables de la même façon : voix de fille "charmante", rythmiques sautillantes, et aucune inspiration musicale, pas la moindre originalité.
Wyclef Jean - Gone Till November m'étonne par sa relative maturité mélodique. Joli travail sur les cordes et les cuivres, en particulier sur cette figure de style consistant à varier les accords derrière une phrase répétée ("I'll be gone till november"). Etonnant, comme si Nick Drake bossait avec des funkeux.
Abba - The Visitors, et dès l'intro, on est en territoire inconnu chez Abba, et puis la voix est bien métallique, ça ne "chante" pas comme d'habitude, c'est bourré de synthés froids. Les roublards jouent sur le côté "je fais gonfler la musique" jusqu'au refrain, dynamique et retenu. Passionnant, ce Abba en demi-teinte, ce son de grand orchestre pop rendu triste. L'hyper-compétence "pop mélodique" au service du clair-obscur, du gris. J'adore !
Red House Painters - 03 - Katy Song, guitare cool, reverb et pédale à fond, batterie minimale, voix. Deux ou trois accords, un côté "écoutez comme on est tristes".
Red House Painters - All Mixed Up (GAP Commercial) est tout aussi flottant malgré son rythme original. Vanilla Sky - Red House Painters - Have You Forgotten, pareil. On a envie de leur taper sur l'épaule : Hé Ho ! Vous faites de la musique !!!
Wyclef Jean F - Two Wrongs (featuring Claudette Ortiz of City High). C'est charmant, fûté, arrangé avec goût, et les voix sont impeccables. Mince !
Request : City High - Ortiz.
cafe del mar - Lamb (Transfatty Acid, Kruder & Dorfmeister Remix), plaisant, mais vulgaire de partout : la voix, les échos, la paresse dans la compo, les facilités (rythme toujours pareil, le piano électrique, les scratchs ridicules au milieu). Par contre, j'apprécie l'inattendue accélération de la fin, qui en profite pour virer la chanteuse. Ce n'est pas un décollage, mais une habile montée de quelques marches...
Tangerine Dream_02_-_Silver_Siren, trop de reverb, trop de flottements (genre on sait pas où on va mais on y va quand même). Pff...
tangerine dream - change of the gods, technoïde avec des sons qui passent et bien peu d'inspiration.
mirwais - junkie's prayer est pour le moins surprenant : voix malades variables sur musiques hachées. Belle utilisation des panoramiques (le son se resserre parfois au centre, puis repart sur les côtés). Le diable est doué, et il construit sa musique discrètement, aboutissant à 3 minutes à une boucle polyphonique marrante qui fait dur surplace avec excellence.
mirwais - involution, nocturne inventif basé sur le "surgissement" et le collage de choses qui passent presque "sans raison"; impression de passer d'une pièce à l'autre; habileté à jongler avec le plein et le vide de l'espace sonore; culot de faire intervenir des choses extérieures à toute la construction (sons qui passent, qui fondent, qui traversent sans s'excuser); refus de faire monter dans le plaisir (les décollages retombent tout de suite, la fin est abrupte). Abstrait, mais passionnant.
mirwais - disco science (giorgo moroder 2000 mix) est musicalemement lamentable, mais vous capture par son quotient de bizarrerie : samples rigolos, sons de synthés qui savonnent ou qui font les cons, pince sans rire. C'est du Daft Punk mais avec une dimension z en plus des x et y : l'invention jubilatoire ! En somme, ça vous chatouille et ça vous fait danser, yahou !!!! Excusez-moi, j'y retourne. Le bonheur du mois !
Tangerine Dream - Mandarin Cream (Orb Mix) est un peu barbant, mais son système de percussions en grandes orgues est digne d'intérêt. De ce point de vue (une forêt de percus mutantes hantée par quelques sonorités horizontales), pourquoi pas ? On ne peut nier qu'il y a une certaine ampleur... Remarque : l'intitulé du morceau me semble suspect.
Lundi :
Swordfish Soundtrack - 05 - New Born (Paul Oakenfeld Mix) - Muse est bien joliment mis en place. La voix se pose sur une rythmique basique technoïde, mais derrière, la musique se noie en immenses rideaux réverbérés, verticaux et lents. La mise en scène est bien "étagée" (différentes reverbs pour les sons), et ce son "choral" pas si loin de Eno ("choeur à bouche fermée") est assez magique. Rien de génial, la-dedans, mais un parti-pris langoureux, orange et grandiose sans être vraiment pompeux, assez inhabituel dans ces musiques...
Tangerine Dream - Timesquare, un machin assez anodin et naïf, et même : paresseux. Beaucoup d'ennui malgré des tentatives de relance (notamment rythmique). La curiosité, c'est ce mélodisme plan-plan qui avance avec des rondes et des blanches. Pourtant, à 1'21", les accords semblent esquisser une tentative de décollage harmonique, qui retombe illico pour ne jamais réapparaître...
Queen -- We Will Rock You (Fatboy Slim Remix), il a osé ! Le côté "cheap chaud" du tube est ici annihilé, sur une rythmique Art of Noisesque. Ça n'a aucun sens, autre que le talent toujours vérifié du Fat Boy pour la jouissance du Big Beat, le badaboum qui chatouille, la force du mec qui dit "Je vais vous mettre une machine dansante attention elle est grosse". Atouts : construction discrète en crescendo et propulsion rythmique "qu'on ne peut arrêter". Mais c'est un peu facile, et quelques gimmicks frisent le ridicule.
Beck - Beautiful Way, petite chanson sans intérêt, mais produite avec bizarrerie (échos divers, vibratos, synthés). Même pas mauvais : fade.
robert fripp & david byrne - Under Heavy Manners, David Byrne qui délire sur une espèce de disco stupide, et Fripp qui fait des dessins et des guili-guilis dans le fond. Tordu, rigolo, sans doute un peu empoisonné. Musique de cafard qui danse dans le vinaigre.
Mardi :
Carly Simon - Let The River Run, soundtrack to working girl, 1988, j'aime le lyrisme de cette chanson, son intro chorale, le fait que Carly chante comme si elle priait et riait en même temps, sa rythmique bondissante, ses bonnes harmonies gourmandes. Totalement décomplexé, de quoi foutre la pêche aux tristus.
Carly Simon - Nobody Does It Better, grande tradition du slow américain, piano intime, orchestre à corde, voix lyrique Streisandesque (tiens, request ?). Bon, allez.
Adema - Everyone, sent le riff lourd patapouf, le chanteur débutant qui fait des histoires et des poses. Bien maladroit.
Adema - giving in, cris tendus et riffs bordélique. Font du bruit, mais pas peur du tout.
Adema - The Way You Like It (1) est bien mieux, avec sa construction fracturée et comme "hérissée", mais c'est mal produit et encore brouillon. Belle énergie, tout de même, et grands murs de guitares.
Cafe Del Mar Vol. 1 - 02 - William Orbit - The Story Of Light commence comme du Jean-Michel Jarre (request !) et je jette rapidement. Pouah !
hooverphonic - song euro 2000 soccer s'ouvre sur un balancement d'accord dans les cieux, classique, se prolonge avec des rythmiques évoluantes, des sons qui passent de droite à gauche, de curieux riffs de cuivres et continue avec piano et cordes "grandioses". Un peu dur à avaler, comme toute pâtisserie à chantilly, mais les gouzibips de synth sont rigolos, et on sent de la vraie bonne volonté. Le beat s'alourdit avec beaucoup de jubilation au milieu du morceau, pour annoncer la venue de madame la chanteuse (zut !), pour un passage plus ordinaire. Rien d'extra, mais beaucoup d'allant, de "tenue", du travail d'arrangement qui ne refuse pas le lyrisme. Hop !
hooverphonic - mad about you me donne le même sentiment : arrangements de cordes, voix lyrique; beaucoup de vie et de travail, mais bon, on va pas se relever la nuit.
01-coal_chamber-fiend-aaf, un monsieur qui crie (genre "je suis méchant") sur une saturation, un batteur qui bûcheronne et varie un peu son beat. Simpliste et bruyant.
Coal Chamber - 07 - One Step - music-madness, joli programme, ce nom de morceau ! Hélas, aucune chance d'évoquer la folie. Beaucoup de bruit pour rien.
coal chamber - 08 - shock the monkey, pas possib' ! Une reprise de Gabriel ! Marrant, mieux produit que les précédents (claviers, travail sur les voix) et joliment rythmé sur la durée. Surtout, une science harmonique qui enfin signifie quelque chose, comme s'il fallait apporter la preuve que Coal Chamber pourrait faire très mal s'ils apprenaient la musique...
Coal Chamber - Dark Days - 03 - Watershed. Pas grand chose. Répétion hurlante de quelques notes bêtes.
Freur - Steam Machine, pour se relaxer un peu. J'adore ce style unique. New wave nocturne, bruissante, savante et bizarre, marrante et foutraque. Jolie façon de sortir de la tonalité (par la voix, les sons) tout en y laissant la musique, ce qui fait qu'on a parfois l'impression d'entendre plusieurs morceaux à la fois...
jean michel jarre - orient express est massacré par une sonorité de batterie ridicule. Production et ornementations (swizzzzzzzz, bippppp) sont ridicules, mais cette suite d'accords est bien rigolote. Il aurait dû ne laisser que la ligne de basse et le lead, un bon Tangerine Dream, alors.
the x-ecutioners - Its Going Down (Feat Linkin Park), rencontre de deux bassines à lieux communs. Hip hop (et rappeur, beat box, scratchs, samples) et Metal (et grosses guitares). Y a moyen de faire des tueries furieuses, mais ces gars-là n'ont aucune idée au kilomètre.
underworld - Cowgirl Techno donne tout de suite le ton. Le son de base est coin coin, le sample dit "everything" en boucle. La construction joue le crescendo techno avec une sorte de science souriante et nonchalante. On SENT que c'est les même gars que Freur. Sinon ? Pas beaucoup d'intérêt au final, malgré quelques bonnes "j'arrête/je repars". Sales gosses !
swing out sister - am i the same girl, ah ! J'adore ce son ! De la pop jazzy en cinémascope ! Rien de "génial", mais... ce son ! Parfait pour la voiture. Mince, j'ai pas de voiture !
Swing Out Sister - Shapes And Patterns - 02 Here And Now, plus mélancolique, mais tout aussi "large". La voix est mal à l'aise, mais les passages aux refrains sont savoureux...
Swing Out Sister - You On My Mind est vraiment leur quintessence. L'intro donne le "la". On est dans le grand spectacle avec paillettes et lumières, trompettes et smokings. C'est bien sûr totalement kitsch, mais quel talent ! Surveillez n'importe quel élément (la façon dont les voix sont doublées, le jeu de la basse, les montées harmoniques jubilatoires, les détails percussifs divers). C'est sur-arrangé et feu d'artificesque, miam !
Swing Out Sister - - You already know se balance sur du Trip Hop. La magie a quasi disparu, malgré les floraisons de la fin...
Mireille Mathieu - Chante Ennio Morricone - Un Jour Tu Reviendras, sur quoi on tombe en cherchant Morricone !! Le thème est franchement réussi, et la chanson... curieuse ! On donne dans le "Mon amourrrrrr", évidemment, mais ça marche diablement, et je déconseille à quiconque vit un deuil ou une rupture amoureuse d'écouter ce truc...
Mercredi :
Once upon a time - La Nouba - 01 - Cirque du Soleil, une "explosante" : musique instrumentale qui mute toutes les 10 secondes, virant du hard au musette et de la techno au planant. Bande son un peu froide d'un grand rêve déclamatoire, avec en fond permanent une sorte d'énergie concentrée, non pas pulsante, mais en tension, en "énervement". Multiplicité des timbres, des rythmiques, des samples. Harmonies qui disent des choses. Production impeccable. Un vrai propos. Bravo !
Atmadja, enfance scintillante et un peu inquiétante, genre "qu'est-ce que c'est que ce vent dans les rideaux", entre voix d'enfant et dissonnances électroniques et grandes envolées de choeur ou de cordes, comme chez Bregovic. Bien emballé, mais ça me laisse froid.
Marelle valse pour voix d'enfant, guitare, orgue et sons d'étoiles, le tout en minicrescendo. Mignon.
Cirque du soleil - Journey of Man - 12 Trip Hop, entre grand choeur et rythmiques à la Enigma. Beaux samples partout (y compris les choeurs, visiblement), mais c'est un peu vain...
Missy Elliott - 4 My People commence très mal, mais le beat qui se jette ici est vraiment rigolo, balançant, soufflant, balayant. Ce truc là vous FORCE à vous bouger les fesses, et cette harmonie sur deux plans est très efficace. Les sons occupent l'espace sonore avec intelligence, comme des choses vivantes, et les breaks possèdent une drôle de qualité, qui est de ne pas avoir la force de durer (hi hi). Le tout refuse le refrain et la facilité. Chatouillant, malin, et plaisant comme tout. Quelle bonne surprise !
Missy Elliott Ft Nelly Furtado - Get Your Freak On (Remix) est moins bien, mais me donne la même ambiance : musique assez minimale, mais inventive et souriante, voix multiples et bien placées, refus du gimmick "à la con". Mais comme l'autre, ne veut pas décoller.
Missy Elliott - So Addictive - 03 - One Minute Man f. Ludacris, même recette. Rien d'extra, mais beaucoup de bonnes idées (rythmique bass-drums, gimmicks rigolos).
Art Of Noise - Close, ce que j'aurais bien voulu que la techno devienne. Que des samples (bruits de moteurs, sons bizarres) sur une ryhtmique monstre, machinique, et un sens de la fantaisie sonore, des changements permanents, et des surprises. Et surtout : des musiciens aux commandes.
Mardi :
David Byrne 6 The Accident, voix blanche sur cordes classiques en harmonies serpentantes et modulantes. Inquiétant et plein d'automne, il faudrait trouver les paroles.
Linda Ronstadt & Philip Glass & Kronos Quartet - The Roches Forgetting, bien belle ambiance, et pourtant bien peu de moyens sont mis en oeuvre. Les atouts de Glass : jouer sur la "répétition intime", la voix limpide rêveuse de Ronstadt, se servir du jeu de l'attente pour tendre un ressort (puis le détendre par surprise), les modulations rares et subites, l'absence de basse (quand elle arrive, les oreilles disent "ha !"), le crescendo final. Tout cette dentelle savante est bien surannée et fort plaisante. Que trouver après ça ?
mike oldfield - far above the clouds, le début incite au scepticisme (une sorte de techno planante basée sur les clignotements aigus habituels chez Oldfield). Mais l'enfant parle de Tubular Bells, et Oldfield en profite pour balancer une grosse éjac musicale qui ferait jouir un régiment de zombies, un vrai mur sonore harmonique. Ben... il est fou !
Brian Eno and David Byrne - Qu'ran, musique du monde imaginaire, moite, énervante, balançante, plastifiée, sur une curieuse rythmique tic-tac-tocquante.
Brian Eno & David Byrne - America Is Waiting (Instrumental), même topo, sorte de danse/course chaude, une transe malade, fiévreuse, agglomérée autour d'une rythmique littéralement grouillante. Passionnant et perturbant.
fatboy slim - weapon of choice, pas si loin que ça des précédents. Irrésistible, comme d'hab'. Ici, on pense à Yello : foisonnement rythmique jouissif et fausse musique tropicale. Mais le secret n'est pas là, il est dans une sorte de bon esprit piloté par un talent pour la sur-rythmique, ce qui est sans doute une science. Un côté : je sais comment faire scientifiquement pour vous remuer les fesses en rigolant.
Brian Eno & David Byrne - My Life in the Bush of Ghosts - 06 Very, Very Hungry, où l'on procède aussi par saturation d'événements, mais sur le thème du "pointillé". C'est calme, lent, étrange, avec toujours ce côté moite et malade, mais TOUT ici ne fait que bondir, sautiller, toc tocquer, des guitares aux voix, des basses aux percus. Bien étrange...
02 Vangelis - Mythodea - Movement I, choeurs incantatoires, rythme de marche forcée, percussions et synthés énormes. Rigolo, la farce plusieurs fois utilisée qui fait exploser le morceau (d'un air de dire, c'est le final) avant de le faire immédiatement repartir encore plus fort et haut. Je suis perplexe, même si ça déménage...
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