Quand la musique était rare,
sa convocation était bouleversante comme sa séduction vertigineuse.
Quand la convocation est incessante, la musique repousse.
Le silence est devenu le vertige moderne.
Pascal Quignard
Quand j'étais petit, j'avais très mauvais goût. J'aimais Abba et Mike Oldfield, qui m'a donné le virus des crescendos. Plus tard, l'écoute de Phil Glass et Steve Reich m'a montré l'intérêt de l'art de la répétition. Enfin j'ai trouvé avec Bartok, Prokofiev ou Stravinsky un nouveau cheval de bataille, le jeu entre les dissonances et les assonances.
On m'a souvent dit que mes musiques étaient de la même famille (à mon p'tit niveau, bien sûr) que celles de René Aubry (que je salue s'il me lit), Wim Mertens, Michael Nyman, Goran Bregovic (pour Arizona Dream, oh ce disque), ou Art Of Noise, ou Depeche Mode, ces fous des tourbillons qui vous collent au plafond. C'est fait pour la danse, mais on me dit que ça plaît aux enfants et aux magiciens. J'utilise Macintosh comme chef d'orchestre, qui pilote claviers et samplers. Oh, il n'y a pas de guitare, c'est beaucoup trop dur à jouer.
Pour beaucoup de gens, j'ai très mauvais goût ! :-)
Deux CDs sont déjà sortis dans la nature. Farist Vol.1 est fait pour les cours de danse, Farist Vol.2, pour les chorégraphies. Ils ont été réalisés avec Valérie Verneau, chorégraphe. Ils s'appellent "Farist", et je ne sais pas trop pourquoi ils s'appellent comme ça. C'est une francisation de Far East (L'Extrême Orient). Bon...